Bastide : « On a fait un grand pas mais rien n’est encore joué »

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L'entraîneur de la défense de Perpignan Gérald Bastide satisfait de l’état d’esprit manifesté par les siens qui ont permis de rapporter un troisième succès à l’extérieur en infériorité numérique, il mesure le chemin parcouru.

Une fois de plus, Perpignan a réussi à l’emporter en terminant à 14 à l’extérieur. Presque une spécialité…

Ce n’est jamais facile de gagner à l’extérieur, et ça l’est encore moins de l’emporter lorsqu’on évolue pendant quarante minutes à un de moins. On commence à avoir une certaine expérience de ça, puisque c’est la troisième fois que cela nous arrive… Il ne faudrait pas non plus que cela devienne une habitude ! Mais bon, ce qui est intéressant pour nous, c’est qu’on a su trouver les réponses stratégiques ainsi que dans l’état d’esprit pour bien répondre à cette infériorité numérique, et gagner la rencontre malgré ces conditions difficiles. Vraiment, au-delà du résultat pur, c’est l’état d’esprit dont on fait preuve les garçons que l’on souhaite mettre en avant. C’était vraiment extraordinaire.

Qu’est-ce qui a fait la différence en votre faveur en deuxième période, alors que les Grenoblois poussaient sur votre ligne ?

On a eu cette capacité à se serrer, à faire corps les uns avec les autres, à rattraper les petites erreurs du copain, à travailler les uns pour les autres. Après avoir été plutôt indisciplinés en première mi-temps, on a aussi réussi à corriger le tir après la pause. On est parvenu à garder de la lucidité et de la combativité en même temps, c’est ce qui fait la force de cette équipe. On n’a pas gagné le championnat, loin s’en faut, mais ces victoires-là font plaisir et sont prometteuses pour l’avenir.

L’explosion de joie de vos joueurs à la fin du match était tout de même particulièrement significative, surtout lorsqu’on connaît l’anagonisme entre l’Usap et Grenoble depuis quelques saisons…

Il y a eu une petite explosion parce qu’il y avait la victoire, mais surtout la manière. Gagner en ayant joué à quatorze pendant un peu plus d’une mi-temps face à cette grosse équipe de Grenoble qui était pratiquement au grand complet, avec ses meilleurs atouts sur le terrain, ça veut dire quelque chose. C’est d’autant plus significatif qu’on ne s’est pas contenté de défendre mais qu’on a aussi proposé des choses ballon en main, que l’on avancé en permanence, et que l’on  a même réussi à marquer des points au pied de loin par Melvyn Jaminet. C’était un vrai soulagement, parce que l’on a passé quarante minutes sous forte tension. On pensait qu’on pouvait le faire, mais il y a un monde d’écart entre le penser et le faire. Alors, y parvenir, c’est forcément très satisfaisant.

Vous démarrez en tout cas idéalement ce bloc de matchs, à la différence du précédent…

Le dernier bloc avait été compliqué parce que l’on avait réalisé un gros travail physique, justement pour arriver en forme à ce moment-là de la saison. Ça commence à payer et il y en avait bien besoin pour remporter ce match-là. Même si j’insiste sur le fait que sans l’état d’esprit dont on fait preuve les joueurs, rien n’aurait été possible.

Alors que vous l’avez emporté à Grenoble, Biarritz s’est écroulé à Béziers. Vous comptez désormais 16 points d’avance sur le BO que vous recevrez dans deux semaines. On peut presque d’ores et déjà vous considérer comme demi-finaliste direct…

On est sur une bonne dynamique, on arrive à se surpasser, notamment à l’extérieur. Par rapport à la qualification, c’est vrai qu’on a fait un grand pas, mais rien n’est encore joué. Comme on le dit assez classiquement, rien n’est joué mathématiquement. C’est la seule réalité du moment. Pour l’instant, on va continuer à se concentrer sur nous jusqu’à la fin de la saison. Il va y avoir d’abord un important déplacement à Aurillac. Ensuite seulement, on se concentrera pour Biarritz.

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