Perpignan fait un carton

  • Après un en-avant du Grenoblois Benito Maisilevu dans son en-but, l’ailier Jean-Bernard Pujol inscrit le troisième essai catalan. Photo J.R.
    Après un en-avant du Grenoblois Benito Maisilevu dans son en-but, l’ailier Jean-Bernard Pujol inscrit le troisième essai catalan. Photo J.R. Midi-Olympique - J.R
Publié le

Auteurs d’une entame parfaite, les catalans ont su gérer leur avance malgré l’expulsion de leur demi de mêlée juste avant la pause. ils sont pratiquement en demi-finale.

Vous aurez probablement peine à nous croire, mais les Catalans n’étaient pas au mieux en se déplaçant à Grenoble. La preuve étant probablement que malgré une mi-temps disputée à quatorze, le staff catalan n’a utilisé que la moitié de son banc, chose assez rare pour être signalée... Reste que l’Usap demeure une sacrée équipe et que, malgré ses manques du moment, la troupe de Mathieu Acébès avait assez d’arguments pour venir à bout d’Isérois qui les ont certes bien aidés. « On attaque le match en prenant deux essais coup sur coup, rembobinait l’entraîneur alpin Stéphane Glas. Face à une telle équipe, 14 points d’avance, ça ne se remonte pas comme ça. Même si je n’ai rien à reprocher aux gars en termes d’investissement, c’était trop pour l’emporter. » D’autant plus qu’il faut ajouter à ces cadeaux une litanie de ballons perdus au contact, conséquences d’un stress manifeste également symbolisé par deus renvois vendangés. Soit autant de balles dans le pied, phénomène amplifié par l’absence de quatre deuxième ligne de métier (Demotte, Gayraud, Ostrikov, Madeira) qui ont très certainement pesé dans la faillite du FCG au sol et en touche. Ce n’est peut-être pas un hasard si le premier essai catalan est né d’un lancer perdu par les Isérois, ni que leurs espoirs s’évanouirent progressivement après deux pénaltouches ratées...

Solides après le rouge de deghmache

Toutefois, il serait évidemment réducteur de résumer la victoire de l’Usap à la contre-performance de leurs adversaires. Car toutes ces erreurs, ce sont précisément les Catalans qui les ont provoquées par l’efficacité de leur contre et la densité de leur défense, même lorsque celle-ci fut réduite à 14.  « On commence à avoir l’habitude d’évoluer en infériorité numérique, souriait le deuxième ligne Alban Roussel en référence aux succès obtenus à Angoulême et à Oyonnax. À 14, on doit tous s’arracher un peu plus mais je pense aussi que ça amène un surplus d’envie et d’énergie. À la fin, plus personne n’avait de jus mais au final on va chercher la victoire au mental. » Avec un brin de talent, aussi... Car si l’essai de Pujol demeure essentiellement imputable à l’en-avant de Masilevu dans son en-but, les deux premiers essais perpignanais ne devaient rien à personne, entre le beau relais de Roussel et la course de Brazo, puis l’exceptionnelle feinte de passe du pilier Lotrian bonifiée par un superbe travail de Deghmache pour De La Fuente.

« On n’a pas gagné le championnat mais ces victoires-là sont prometteuses, avançait l’entraîneur de la défense Gérald Bastide. On a réussi à garder de la combativité et de la lucidité en même temps, c’est ce qui fait la force de cette équipe. » À dire vrai, le seul moment où l’on sentit les Catalans au point de rupture et les Grenoblois en mesure de « faire basculer le match », dixit Stéphane Glas fut au retour des vestiaires, lors des 5 minutes durant lesquelles l’Usap prit le risque d’évoluer sans demi de mêlée. Une erreur vite gommée par le coaching du staff catalan, choisissant immédiatement de faire entrer Ecochard à la place de Pujol. Preuve qu’en plus de leur talent et de leur combativité, les Catalans ont aussi de l’expérience sur le banc. Le cocktail idéal, en somme, pour rêver de Top 14...

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?