Ces deux fantômes ont hanté Saint-Denis

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Hamish Watson et Jamie Ritchie auront ferraillé jusqu’au bout de leurs forces. Le duo d’edimbourg aura plané sur ce tournoi 2021, jusqu’à tourmenter un XV de France trop sûr de lui.

Au petit jeu de la course aux Lions, ils ont fatalement marqué des points. Jamie Ritchie et et Hamish Watson, les deux avant-ailes écossais d’Edinbourg ont affolé les compteurs face à la France.

Le combat au sol, le soutien, les grattages, la défense notamment face au danger que représentait Gregory Alldritt : les connaisseurs auront apprécié l’ensemble de leur œuvre. Même si elle est moins voyante que celles de Stuart Hogg ou de Duhan Van Der Meerwe.

Sur la fameuse avant dernière action par exemple (la bourde de Dulin), Hamish Watson a perdu le ballon avant de le récupérer lui-même avec maestria. (Lire son portrait dans notre édition de vendredi). Le travail de soutier de ce petit gabarit est devenu un classique du circuit international. Dommage qu’il ne s’exprime pas davantage sur son art consommé des points chauds.

Jamie Ritchie serein

Après la rencontre, Jamie Ritchie s’est exprimé, visage détendu, sans stigmates apparents de la débauche d’énergie passée. "Cette performance était-elle supérieure à celle de Twickenham ? Je ne sais pas parce que notre match en Angleterre fut plus complet. Mais ici à Paris, nous avons plus ferraillé, et serré les dents, nous avons pris des cartons, nous avons été menés, parfois malmenés, mais nous avons su nous mettre dans le rouge pour aller chercher ce succès dans les cinq dernières minutes. Les deux matchs étaient très différents, on a dominé en Angleterre, ici il y eut des flux et des reflux. C’était sans doute plus excitant pour les spectateurs."

Se rendait-il compte que des générations de joueurs écossais ont fait toute une carrière sans jamais s’imposer ni à Londres, ni à Paris. Cet homme longiligne aux traits presque enfantin explique : "Je ne saurais pas vous dire depuis quand nous ne faisons plus de complexes à l’extérieur, mais je sens que nous avons amassé pas mal de confiance. Je termine ce tournoi avec un drôle de sentiment, quatre fois sur cinq nous avons été la meilleure équipe sur le terrain. Seuls les Irlandais nous ont dominés, mais nous étions à égalité au score à la 79e. En fait, je pense que si nous n’avions pas subi ce fameux carton rouge face aux Gallois (Zander Fagerson, N.D.L.R., sanction jugée sévère par tous les observateurs), nous aurions gagné le Tournoi." J.P.

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