La France cherche le Sud

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Publié le , mis à jour

Les Bleus, qui n’ont plus effectué de tournée dans l’hémisphère sud depuis juin 2018, espèrent pouvoir se jauger face à l’Australie au mois de juillet.

L’équipe de France est au coude à coude avec les meilleures nations de l’hémisphère Nord. C’est le constat qui ressort du dernier Tournoi des 6 Nations où elle a fait jeu égal avec tous ses adversaires, même si elle a dû encore une fois se contenter d’une deuxième place. Des résultats qui donnent néanmoins envie de savoir où se situent ces Bleus par rapport aux équipes de l’hémisphère Sud qu’ils n’ont plus affronté depuis bien longtemps puisqu’ils n’ont pas pu partir en tournée d’été la saison dernière en raison de l’épidémie de coronavirus. Le dernier match face à une équipe du Rugby Championship remonte à la dernière Coupe du monde au Japon. Les Français s’étaient imposés face à l’Argentine. Il faut rembobiner encore un peu plus pour trouver une rencontre face à un géant du Sud. C’était lors de la tournée d’automne 2018 quand les Français avaient croisé le fer avec l’Afrique du Sud le 10 novembre pour une courte défaite sur le score de 29 à 26. Enfin, la dernière tournée à l’autre bout du monde date de juin 2018 avec trois défaites en Nouvelle-Zélande. La tournée en Australie, avec trois tests-matchs programmés les 3, 10 et 17 juillet est donc très attendue. Il en va de la progression de la sélection car cette génération si prometteuse doit pouvoir s’aguerrir dans ce contexte si particulier des tournées dans l’hémisphère Sud qui permettent à un groupe de se resserrer, livrer à lui-même loin de la France, des familles et des traditionnels repères. Des cadres de l’équipe de Fabien Galthié n’y ont jamais goûté. C’est le cas du capitaine Charles Ollivon qui ne compte aucune tournée sur son CV. Romain Ntamack, Grégory Alldritt, Julien Marchand, Matthieu Jalibert sont dans le même cas.

Un maintien des tests fortement espéré

D’ailleurs tous ces joueurs-là n’ont encore jamais croisé la route de la Nouvelle-Zélande, de l’Afrique du Sud ou de l’Australie. Le maintien des trois tests matchs de juillet face aux Wallabies est donc fortement espéré du côté de la Fédération comme le souligne son président Bernard Laporte : "Pour le moment, cette équipe de France ne s’est pas confrontée aux nations de l’hémisphère Sud, et on a besoin de le faire avant le Mondial 2023. […] Ce qui est certain, c’est que, si on le peut, il faut aller en Australie. D’abord parce que cette Fédération a besoin d’organiser des matchs, qu’ils devraient se faire en public." C’est aussi l’avis de l’arrière des Bleus Brice Dulin qui sait bien l’importance de ces rendez-vous, lui qui en a déjà vécu quatre (Argentine, Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud) : "Cette tournée nous fait rêver et on espère y être car on a senti que l’on avait hâte de tous nous retrouver avec l’ambition de repartir sur quelque chose de positif et se fixer de nouveaux objectifs. On a l’impression que la possibilité de partir dans l’hémisphère Sud se présente tous les ans mais ça passe très vite et on n’a très peu l’occasion de jouer ces nations-là." Reste à savoir quels joueurs pourront prendre l’avion pour l’Australie car le calendrier n’avait pas prévu une quatorzaine obligatoire à respecter avant le premier test, comme l’indique le protocole de ce pays. En sachant que la finale du Top 14 aura lieu le 26 juin, soit une semaine avant le premier test face aux Wallabies, Fabien Galthié et son staff vont se confronter à un sérieux casse-tête.

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