Les Bleues veulent lancer la machine

  • C’est autour de Samuel Cherouk que les Tricolores peaufinent les derniers réglages avant de recevoir les Galloises samedi soir à Vannes. Photo Icon Sport
    C’est autour de Samuel Cherouk que les Tricolores peaufinent les derniers réglages avant de recevoir les Galloises samedi soir à Vannes. Photo Icon Sport
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Ce week-end les Françaises défient les Galloises en ouverture d’un Tournoi des 6 Nations féminin 2021 au format inédit, similaire à la Coupe d’Automne des Nations.

"C’est un quart de finale." Samuel Cherouk, entraîneur principal de l’équipe de France, ne prend pas cette opposition face aux Galloises à la légère. "C’est un format de compétition qui est très condensé, avec seulement trois matchs, qui ne nous permet pas d’erreur. C’est pour ça qu’on a présenté la compétition comme ceci aux filles : quart-demie-finale. Avec une sorte de montée en puissance dans l’opposition, avec ensuite l’Irlande, et sûrement l’Angleterre si on va en finale."

Mais avant toute chose, il va falloir faire le job dans l’ordre. En rugby féminin, le pays de Galles (avec l’Écosse) est représenté comme la nation la plus faible de la mythique compétition européenne. "Enfin, il y a un état d’esprit quand même ! C’est une nation britannique accrocheuse, avec un pack lourd, qui va tenter de nous embêter avec des plaquages à deux pour bloquer le ballon en haut. Une nation qui peut aussi trouver des zones intéressantes au pied." Mais bon, on ne va pas faire prendre la mayonnaise plus qu’il ne le faut, la dernière opposition entre ces deux équipes s’est soldée par un 50-0 en faveur des Bleues. D’ailleurs, la pilier Lise Arricastre surenchérit : "On n’a pas le pack le plus lourd, mais on a un pack intelligent. Il ne faut pas se voiler la face, notre mêlée est une référence, on met à mal la majeure partie des packs européens et même mondiaux. C’est une équipe qui va chercher l’affrontement direct. On le sait, samedi notre principal adversaire, ce sera nous-mêmes. Mais on devrait s’en sortir." En effet, le piège existe.

Le piège est tendu

Le risque est évidemment de prendre cette rencontre à la légère. Tous les voyants ne sont pas au vert. En effet, la dernière fois que la France a affronté un adversaire de ce niveau, en l’occurrence l’Écosse en octobre, elle avait concédé un match nul, treize partout. "Le contexte était particulier, reprend la pilier béarnaise. On avait eu des cas de Covid, on sortait d’un isolement, des filles revenaient de blessure, ce n’était pas évident." L’autre inconnue c’est qu’après deux semaines d’isolement (une à domicile et une à la maison du handball), le retour des impacts s’avérait inquiétant. Mais Annick Hayraud rassure : "Il y a beaucoup d’énergie, les filles avaient une envie folle de s’entraîner ensemble. On a vu des choses ! Sans vouloir nous surestimer, les filles nous ont envoyé de très bons signaux."

Sa pilier confirme : "Ah oui, le staff a même dû freiner les choses parce que certaines filles avaient les dents qui rayaient le parquet. C’était assez violent (rires)." Pour ce premier match, le staff nous propose une équipe qui a vocation à remettre dans le rythme certaines cadres, tout en intégrant quelques éléments prometteurs. Une bonne affiche pour se mettre dans le bain, avant de matcher à un niveau d’un cran supérieur. Le piège existe oui, car il n’a justement rien d’effrayant.

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Baptiste BARBAT
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