Nevers à l’épreuve de la force basque

  • Joris CAZENAVE of Nevers  during the Pro D2 match between Beziers and Nevers at Stade de la Mediterranée on January 8, 2021 in Beziers, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Joris CAZENAVE - Stade de la Mediterranee - Béziers (France)
    Joris CAZENAVE of Nevers during the Pro D2 match between Beziers and Nevers at Stade de la Mediterranée on January 8, 2021 in Beziers, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Joris CAZENAVE - Stade de la Mediterranee - Béziers (France) Icon Sport - Icon Sport
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À demi-rassurés par leur succès face à Montauban, les Neversois devront monter en régime pour réussir un exploit et garder le contact avec la 6e place.

En reconstruction, la confiance des joueurs de l’USON Nevers Rugby passe un sérieux test sismique, ce soir, sur la pelouse du Biarritz Olympique. Les "examinateurs" basques remonteront sans doute de plusieurs crans le curseur de la tectonique, après leur amère sortie biterroise, mais Guillaume Jan, entraîneur des trois-quarts usonistes, fait peu de cas de ce paramètre : "C’est leur problème. On a tellement de travail de notre côté que l’on se focalise uniquement sur nous."

Vendredi dernier, face à Montauban, les joueurs ont stoppé l’hémorragie de défaites (quatre en cinq matchs) mais leur éclatante santé de janvier est encore loin : " On avait besoin de faire un match à haute intensité dans l’investissement, le combat. Réussir des choses simples. On a plutôt bien répondu en termes de maîtrise, de patience, sans surjouer", analyse Guillaume Jan. "On a mis les ingrédients nécessaires, mais sans faire un grand match."

L’heure de vérité

Appliqués dans l’occupation, concentrés sur les tâches défensives face aux puissants Montalbanais, les trois-quarts ont volontairement bridé leur goût pour l’offensive dans ce match de rémission : "Notre charnière et notre arrière ont produit un très bon jeu au pied. Il fallait jouer chez eux pour ne pas se mettre sous pression. On s’est moins exposés pour éviter de prendre des contres et de courir après le score; les joueurs sont un peu moins sûrs d’eux en ce moment", justifie leur coach, conscient que les coutures sur le moral des troupes sont encore fraîches. "La confiance arrive lentement et elle se perd très vite." Chez les Biarrots, le collectif convalescent sera soumis à une épreuve encore plus rude : "Biarritz a une très grosse défense, un jeu très agressif qui se nourrit beaucoup de turnovers. Et c’est une équipe très complète." À l’aller, début décembre, les Neversois avaient fait mieux que relever le défi du BO pour s’imposer avec la manière (37-18, quatre essais à deux). Le premier signe tangible de leur relance après un début de saison décevant. Quatre mois plus tard, les voici revenus à l’heure de vérité. Plus que le résultat, pas encore décisif pour l’accès aux phases finales, la manière annoncera la couleur de la fin d’un championnat que le club nivernais aura traversé en roller coaster.

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Sébastien CHABARD
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