Colomiers se veut constant

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Si colomiers a réussi à décrocher un cinquième succès en six rencontres, consolidant sa quatrième place, les haut-garonnais auront alterné le chaud et le froid, face à des provençaux qui auront fait preuve de caractère.

Une victoire, « plutôt qu’un succès » – comme le faisait entendre le capitaine Anthony Coletta — au double visage. Pour se sortir du piège tendu par les Aixois, les Columérins ont d’abord fait étalage de leur savoir-faire en termes de qualité de jeu. Cliniques sur les turnovers, maîtres dans la dépossession, propres dans leurs intentions de jeu avec une belle faculté « à déplacer le ballon et jouer dans les espaces » dixit le troisième ligne aile, les joueurs du tandem Berneau-Sarraute ont éclaboussé de toute leur classe les vingt premières minutes. Que ce soit dans le jeu d’avants ou dans celui des trois-quarts, c’était un récital, sans fausse note. Matérialisé d’ailleurs au tableau d’affichage par un 21-0, un doublé de Valentin Saurs, qui prenait de la meilleure des manières ses marques à Bendichou, et la sixième réalisation de la saison pour Hikawera Elliot, le Néo-Zélandais à la conclusion d’un ballon porté. « Je crois que c’est notre plus belle entame de match depuis le début de saison », commentait Fabien Berneau.

Relativiser et continuer d’avancer

Le problème c’est qu’après ces vingt premières minutes du tonnerre, et alors qu’ils auraient dû « breaker le match et ne pas permettre aux remplaçants aixois de rentrer » appuyait l’entraîneur des avants, Colomiers a calmé ses ardeurs et fait preuve de beaucoup moins de lucidité. « Aix s’est réveillé. Ils nous ont contrés sur les mauls et nous avons baissé de pied physiquement. Leur banc leur a aussi fait du bien. Ils nous ont mis de l’intensité, et ils ont bien joué aussi. On ne les a pas regardés mais ils sont venus nous chercher en jouant les zones fragiles. Le rapport de force s’est inversé », analysait justement Anthony Coletta. « On a cru gagner aisément ce match mais il ne faut pas oublier que nous sommes tombés sur une équipe en survie, qui est en train de vivre ce qu’on a vécu il y a quelques saisons pas si lointaines. C’est une équipe qui a aussi vécu un drame et cela peut être une force terrible pour se maintenir », rajoutait de son côté Fabien Berneau, membre d’un staff qui ne faisait pas non plus la fine bouche : « Une fois de plus, même si le contenu de fin de première mi-temps et de seconde mi-temps n’a pas été convaincant, les joueurs n’ont rien lâché, les remplaçants ont fait le taf et ont permis de gagner. Cette physionomie de match va servir aux joueurs pour relativiser et ça va servir à nous le staff de levier pour la fin du championnat. Même si nous faisons un travail de qualité moyenne, on ne veut pas trop se plaindre car nous sommes plutôt bien placés. »

Effectivement, avec huit points d’avance sur Grenoble et Oyonnax, le club du président Carré peut à cinq journées du terme de la saison régulière préparer la suite avec sérénité. Et appétit. Car s’ils demeurent humbles et « ne se projettent pas vraiment, prenant match après match », Anthony Coletta et les siens semblent ne pas se fixer trop de barrières, ni de limites. « C’est à l’image de ce qu’on est », conclut un Fabien Berneau qui croit dur comme fer à la capacité de ce groupe à s’améliorer sans cesse.

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Enzo Diaz
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