L'oscar de la semaine : tentaculaire Botia

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    L'oscar de la semaine : tentaculaire Botia PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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«Je ne pense pas qu’il y ait, dans le monde, un premier centre capable de jouer comme il joue.» Son entraîneur Ronan O’Gara a parfaitement résumé le phénomène, vendredi soir, au micro de BT Sport.

Incandescent depuis février, de retour à un niveau presque indécent, Levani Botia a encore récité toute l’étendue de sa (nouvelle) palette de rugbyman sur le gazon de Gloucester. Comme si «l’animal», tel le surnomment certains, avait plusieurs numéros dans le dos. 67 mètres gagnés, un franchissement, une passe décisive, un essai refusé, six plaquages, deux contests défensifs monstrueux…

Multitâche, le Botia ! Dans un registre moins frontal que le passé, le centre fidjien excelle aussi sans ballon. La qualité de ses leurres, comme à Bayonne et Bordeaux cette saison, semble susceptible de fissurer n’importe quel dispositif défensif, à tout moment. Botia ? Un «talisman» à la «défense presque irréelle», disait de lui un autre prodige, Will Skelton, pas plus tard que le week-end passé. Après avoir composté le billet pour les quarts, son capitaine Romain Sazy lui a aussi rendu un hommage appuyé : « Lep’s, il est fidèle à lui-même. Quand il est dans ce genre-là, il est très dangereux, il nous fait avancer continuellement. C’est un homme clé dans le système.» Si son feu compère de la troisième ligne Kévin Gourdon a aussi crevé l’écran au Kingsholm Stadium, l’efficience du dépassement de fonction de Levani Botia laisse bouche bée.

À 32 ans, l’international aux 19 sélections est solidement armé pour prendre sa revanche sur le destin. Au printemps 2018, une rupture des ligaments croisés l’avait fauché en plein vol. En plein quart de finale de Champions Cup, à Llanelli. Tiens, tiens.

Romain Asselin
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