Baptiste Pesenti, un fauve enfin lâché

  • Éloigné des terrains pendant plusieurs mois en raison d’une blessure, Baptiste Pesenti est prêt pour le défi du maintien. Photo Icon Sport
    Éloigné des terrains pendant plusieurs mois en raison d’une blessure, Baptiste Pesenti est prêt pour le défi du maintien. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Le deuxième ligne international a enfin rejoué lors du déplacement à Castres, après avoir dû patienter trois mois.

La Section veut encore croire qu’elle peut éviter la treizième place, synonyme de barrage. Pour maintenir l’espoir, les Palois vont devoir s’imposer dès la prochaine journée face à l’Aviron bayonnais, leur principal concurrent. Pour ce match couperet, les Béarnais pourront compter sur le guerrier Baptiste Pesenti, deuxième ligne de devoir, qui a enfin effectué son retour sur les pelouses lors du déplacement à Castres. Un retour de dernière minute car il avait finalement été relâché par Fabien Galthié, le sélectionneur de l’équipe de France, seulement le jeudi précédant le déplacement dans le Tarn.

Un soulagement pour le club, privé de Matt Philip pour cette rencontre mais aussi pour le jeune international palois, qui ne comptait encore aucune feuille de en 2021 : « Après trois mois sans jouer, c’était compliqué de se relancer. J’avais l’impression de vivre une deuxième reprise car vraiment, rien ne remplace un match même si j’étais prêt physiquement. J’ai senti que j’avais du mal à être dans le rythme en première période et en seconde mi-temps, la fatigue est arrivée. » 

C’est d’autant plus frustrant que Baptiste Pesenti n’avait pas été écarté des terrains en raison d’une blessure. « Je commençais à me demander quand cette période allait se terminer. J’étais à 100 % physiquement mais il y a eu cette suspension puis des allers retours en équipe de France, puis l’épisode de la covid. Plus les semaines sans jouer s’enchaînaient et moins j’avais de chance de retrouver le terrain, car je perdais du rythme et des repères. Il y a eu un effet boule de neige.» à tel point que le Palois n’a jamais revêtu le maillot bleu pendant ce Tournoi des 6 Nations, tout en ne pouvant pas aider son club.

« Ça reste une super expérience et j’ai quand même tiré profit d’être au sein de ce groupe France aussi riche, et épanoui pendant cinq semaines. Il m’a juste manqué de pouvoir jouer avec mon club. D’autant que la covid est passée par là et m’a fait manquer deux matchs de plus. Je n’ai pas eu de symptômes mais j’ai dû rester chez moi. Cette période était vraiment interminable. »

Une nouvelle coupure

Les deux semaines de coupure, en raison de la Coupe d’Europe, ne sont pas non plus arrivées au bon moment : « J’ai besoin de jouer pour retrouver du rythme. Reprendre avant de vivre deux nouveaux week-ends sans match n’est pas la meilleure des manières. Je me suis très bien entraîné pendant toute cette période mais cela ne permet pas d’être dans le feu de l’action, de vivre la répétition des tâches tout en ayant une bonne lecture des actions. Un match use bien plus vite qu’un entraînement car la fatigue mentale est plus difficile à gérer que la fatigue des jambes. Après trois mois sans jouer, le cerveau n’a plus les bonnes habitudes. J’ai fait des courses inutiles à Castres, mais aussi des choses dont je n’ai pas l’habitude. Je sais qu’on attend beaucoup de moi pour cette fin de saison et je veux apporter mon maximum. J’espère montrer contre Bayonne un autre visage qu’à Castres. »

Ce serait la meilleure manière d’évacuer toute la frustration des derniers mois. « C’est un adversaire direct, il n’y a pas à réfléchir. Il faut gagner à tout prix. Nous ne sommes focalisés que sur ce match. Il faudra en sortir en ayant la sensation d’avoir tout donné. 

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