« Je ne veux pas avoir honte... »

  • Paul BELZONS of SAXV during the Pro D2 match between Angouleme and Vannes on February 26, 2021 in Angouleme, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Paul BELZONS - Stade Chanzy - Angouleme (France)
    Paul BELZONS of SAXV during the Pro D2 match between Angouleme and Vannes on February 26, 2021 in Angouleme, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Paul BELZONS - Stade Chanzy - Angouleme (France) Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Paul Belzons (Troisième ligne de Soyaux-Angoulême) Est entré dans le dernier quart d’heure de jeu face à Montauban et a permis au SAXV de prendre l’ascendant en fin de match. Insuffisant puisque les Charentais s’inclinent et s’approchent inexorablement d’une relégation en Nationale.

Vous subissez une dix-huitième défaite cette saison, la neuvième à domicile, celle de trop ?

Nous sommes abattus. Aujourd’hui il n’y a pas photo, on fait une première mi-temps plus que chaotique. Après, on a plus de quinze points à rattraper. En seconde mi-temps, malgré tout, on a réussi à montrer un autre visage. On meurt trop près. Les résultats font mal à la tête aussi parce que tous les petits ont gagné, c’est très compliqué, mais il reste quatre matchs. On ne sait pas ce que demain va dire, il faut vraiment tout cocher, il va falloir qu’on prenne le moindre point.

Vous étiez mené 17-0 après dix minutes. Une entame cauchemardesque...

Une telle entame, c’est la douche froide. Là, pour le coup, on n’est pas sorti du vestiaire. C’est là où c’est très frustrant parce que derrière, on arrive à se remettre dans le bon sens. Ce soir, on a montré deux visages. C’est encore plus frustrant parce que l’on se rend compte que l’on peut faire des choses bien. Mais, derrière, on peut tellement faire de la merde aussi. On subit d’entrée de match, en seconde mi-temps, on montre un autre visage, avec une bonne conquête. Maintenant, on va aller à Aurillac, ils vont nous attendre ça va être un très gros match. Aujourd’hui pour les supporters, pour la ville, on ne peut pas se laisser abattre, il faut y croire jusqu’au bout. On va travailler, on va s’envoyer. On ne va rien lâcher.

Votre essai à sept minutes de la fin vous permet de basculer en tête. Que vous a-t-il manqué pour garder l’avantage ?

Avec cet essai, on reste quand même à seulement deux points de Montauban. On sait qu’ils n’ont plus rien à perdre et qu’ils vont chercher une pénalité. On fait une faute, elle y est. On prend trois points, on meurt à un point et à la fin Dorian (Jones) rate le drop de la gagne, mais on ne peut pas lui en vouloir. Ça fait très mal à la tête. Sur mon essai, je ne fais que courir, c’est Pablo Dimcheff qui, je pense, l’on reverra au très haut niveau. C’est un jeune qui travaille très très bien, qui est plein d’enthousiasme, qui est bosseur, et je pense que c’est lui qui fait tout le boulot. Il arrive à percuter, il monopolise deux défenseurs, il me lève le ballon, je cours, il me reste vingt ou trente mètres à faire et je ne fais qu’aplatir. Mais, tout le mérite revient à Pablo sur cette action.

Comment voyez-vous cette fin de saison ?

On va avoir deux réceptions importantes contre Colomiers et Biarritz après notre déplacement à Aurillac. Il faut s’envoyer jusqu’au bout. Je ne veux pas arriver dans la ville et avoir honte... Il faut que l’on gagne tout jusqu’à la fin, qu’il y ait une révolte et qu’on arrive à bien finir. Entre nous, ce que l’on se dit, c’est que quoi qu’il arrive, il ne faut pas finir dernier. Après, on ne sait jamais... Mais, les concurrents montrent qu’ils ont du caractère en prenant des points. On a réussi à la faire à Mont-de-Marsan nous aussi, mais on manque de constance. Il faudrait le reproduire chaque week-end.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Dorian Bercheny
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?