Une vraie demie !

  • Laure Sansus, ici face aux Galloises, se prépare à une belle confrontation contre les Irlandaises. Au vu des résultats récents des deux équipes, cette rencontre figure rien moins qu’une demi-finale européenne. Photo Icon Sport
    Laure Sansus, ici face aux Galloises, se prépare à une belle confrontation contre les Irlandaises. Au vu des résultats récents des deux équipes, cette rencontre figure rien moins qu’une demi-finale européenne. Photo Icon Sport
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Après la victoire du XV du Trèfle ce samedi, le dernier match de poule face aux Bleues aura tout d’une demi-finale européenne : l’enjeu, le contexte mais aussi le niveau.

"Cette Irlande-là, ce n’est pas celle qu’on a vue en novembre, assure Samuel Cherouk. Ce qu’on a vu ce samedi soir, c’est d’un tout autre niveau et c’est du costaud." Difficile de contredire l’entraîneur principal des Bleues, au vu de la prestation des filles en vert. À l’image des Françaises qui avaient écrasé le pays de Galles la semaine précédente (53-0), les Irlandaises ont dégusté le Poireau (45-0). Si ce match met fin au calvaire des Galloises dans cette poule à 3, il a surtout permis de redécouvrir cette équipe d’Irlande, fermement décidée à bousculer une hiérarchie établie. "C’est une très très belle équipe. Elles ont vraiment secoué les Galloises. En novembre, elles étaient un peu passées au travers face à l’Italie mais là… Physiquement c’est bien, techniquement c’est bien, tactiquement c’est bien. Vraiment", confirme-t-il Cherouk, un brin surpris. "En même temps on nous a dit que depuis novembre, elles ont vraiment mis l’accent sur leur qualification pour la Coupe du monde (qu’elles devaient dans un premier temps disputer lors de ce mois d’avril N.D.L.R.). Elles ont fait une vingtaine de stages de 4 jours qui semblent porter leurs fruits." Parmi les dangers identifiés, un était particulièrement voyant, c’est cette ouvreuse : Hannah Tyrrell. Grande (1, 80 m), fine (67 kg), mais dotée d’une belle capacité d’animation et de vision du jeu. À 30 ans, on pourrait parler d’expérience mais elle ne compte que 18 sélections. Néanmoins, elle a survolé cette rencontre avec un essai et 5 transformations, qui font 15 points à son compteur.

Un match à l’irlandaise ?

Avec des températures plus basses (8°) et beaucoup de pluie en début de semaine, on peut s’attendre, à l’image de ce que propose habituellement l’équipe masculine d’Irlande, à une partie fermée, martelée par les chandelles notamment d’Hannah Tyrrell. "Oui, elles vont nous cibler dans les airs. Dès qu’elles ont un avantage, elles font un, deux temps de jeu et puis elles tentent une diagonale au pied." Là encore, les filles visées (les ailières Beibhinn Parsons et Lauren Delany) n’en sont pas moins maladroites. "Elles ont un triangle d’arrières très rapides. Il ne faudra pas rendre de ballons faciles. Il faudra surtout qu’on se montre patient en défense car elles savent tenir les ballons, et au bout d’un moment elles peuvent breaker." Rassurez-vous, cette belle équipe d’Irlande n’est pas infaillible, elle a également montré des signes de faiblesses comme une touche encore hasardeuse, ou une grosse indiscipline avec 14 pénalités concédées. Pendant que les deux équipes disputeront cette demi-finale, les Anglaises prendront leur thé avec une pensée funeste pour le Prince Philip, elles qui ont aisément assuré leur billet pour la finale avec une deuxième victoire samedi soir 67 à 3 face à l’Italie.

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Baptiste BARBAT
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