Castres est à la croisée des chemins

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Durant deux semaines, les Castrais ont pu se reposer dans leur canapé en regardant les performances françaises en Coupe d’Europe. Non qualifié en Challenge Cup, le CO s’est préparé à recevoir le voisin toulousain ce samedi. Le derby de la Garonne pourrait bien être un match bascule pour les Tarnais.

Lundi soir, Martin Laveau et Rodrigo Capo-Ortega ont ferraillé entre couteaux et fourchettes face à Romain Ntamack et Pierre Fouyssac. Dans cette bataille du meilleur chef aux côtés de Michel Sarran, l’ambiance était bonne enfant et a entamé la semaine avec des sourires de part et d’autre. Mais chacun à Toulouse sait que Castres ne reçoit pas les Rouge et Noir pour les flatter.

Il y a trois semaines, Wilfried Hounkpatin mourrait d’impatience à l’idée de rencontrer l’encombrant voisin. Dans les colonnes de Midi Olympique le pilier ironisait : « Je suis impatient. C’est des voisins, c’est des copains, ça promet des câlins… »  Voilà une bien jolie façon d’accueillir le Stade toulousain, pour son troisième déplacement (Munster, Clermont) en trois semaines. Qui dit derby, dit rencontre accrochée et petites phrases bien visées.

Nous aurons droit à une confrontation entre le jeu de mains des Toulousains face aux « ferrailleurs castrais » comme se plaît à dire Thomas Combezou dans le podcast Poulain Raffûte. Mais plus qu’un derby, ce match pourrait bien être un tournant pour les Tarnais, eux qui sont à cinq points de Bordeaux-Bègles, sixième du championnat.

Le maintien sinon rien

De Pierre-Henri Broncan au centre expérimenté, le message est clair et bien diffusé : se maintenir d’abord et voir, ensuite. Le CO reste sur un bilan de sept victoires sur les dix dernières rencontres et est en embuscade pour accéder aux barrages alors qu’il reste six matchs à disputer. Les Castrais sont dans une forme similaire à celle de la saison 2017-2018, année du derrnier Brennus bleu et blanc.

Dans Poulain Raffûte, Thomas Combezou est d’ailleurs cuisiné sur les similitudes entre les deux saisons, la réponse de l’intéressé reste malicieuse : « Tout est possible pour tout le monde ! Toulon, Lyon, Bordeaux, nous… De notre côté je pense qu’on a les moyens de finir dans les six, on a une grosse marge de progression mais il nous reste pas mal de matchs raides à jouer. »

L’un des tauliers du groupe ne s’y trompe pas. Derrière Toulouse, le programme de Castres reste plein de pièges et de matchs au couteau : Bayonne, Lyon, Bordeaux, Brive et une réception de Toulon pleine de tension pour conclure la saison. Plus encore, les adversaires directs du Castres olympique se déplacent tous chez des grosses cylindrées (Toulon à Montpellier, Lyon à La Rochelle et le Stade français au Racing 92).

Le futur gardien de la paix évoquait un « alignement des planètes » pour glaner un sixième bouclier, cette 21e journée pourrait donc déjà, faire des dégâts. Le Castres olympique a laissé trop de points en route en début de saison pour se permettre de passer à côté contre le Stade toulousain. S’ils veulent "refaire comme en 2018", selon les dires de Combezou, les Castrais seraient bien inspirés d’énerver leurs hôtes de samedi après-midi.

Clément Labonne
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