Arbitrage vidéo : des discussions engagées pour une évolution du protocole

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    Arbitrage vidéo : des discussions engagées pour une évolution du protocole. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Afin d’éviter de nouvelles polémiques comme celles qui suivirent l’essai accordé au deuxième ligne anglais, Maro Itoje (face à la France), World Rugby est sur le point d’engager des discussions visant à faire évoluer son protocole d’appel à la vidéo. un sujet sensible...

Pour une fois, le Tournoi a échappé à ses habituelles polémiques, entre des réalisations télévisuelles « orientées » selon les pays hôtes ou les traditionnels débats au sujet d’une passe en-avant  et de la fameuse théorie de la vitesse relative… En revanche, l’édition 2021 a été très riche en débats au sujet des protocoles d’appel à la vidéo, plus discutables que jamais.

Avec une jurisprudence de taille, qui a concerné le crucial essai inscrit par l’Anglais Maro Itoje face à la France en posant un problème très complexe... Cet essai était-il valable ? Si un plan proposé à la «  TMO » Joy Neville lui a semble-t-il permis de valider le toucher en-but, un sentiment très amer ne persistait pas moins de notre côté de la Manche. Ceci pour des raisons pures et simples de protocole... En effet, la manière de fonctionner actuelle avait contraint M. Brace à donner à l’assistante vidéo sa décision sur le terrain (qui était en l’espèce « no try », traduisez « pas essai »), alors qu’il n’avait précisément rien perçu de la situation… C’est pourquoi la décision de Joy Neville de valider l’essai fut si mal vécue en France, étant entendu que faute d’image non équivoque à 100 %, il aurait été tout à fait logique de refuser l’essai en suivant à la lettre le protocole !

 

Une troisième question à disposition des arbitres ?

Le plus dingue, dans l’histoire ? Les Bleus ont vécu une semaine plus tard une situation similaire, avec un essai accordé au Gallois Josh Adams alors que le troisième ligne français Dylan Cretin semblait, au vu des images, avoir mis ses mains sous le ballon. Reste que, comme l’arbitre M. Pearce avait donné à son comparse vidéo M. Barnes une « perception terrain » positive sans qu’aucune image claire et évidente vienne l’infirmer, ledit essai fut également validé… Il créait un nouveau cas sensible qui aurait, selon nos informations, incité World Rugby à engager des discussions pour adapter rapidement son protocole, de façon à le rendre moins « fermé » et plus compréhensible pour le grand public.

En clair ? S’il ne s’agit pas de vouloir déresponsabiliser les arbitres (les modifications de 2018 ayant été pensées dans le sens inverse), une troisième possibilité de question pourrait être mise à disposition du référé central, au cas où ce dernier n’aurait rien perçu d’évident en direct. Dans cette hypothèse seulement, l’arbitre central pourrait  avoir le confort de s’en remettre totalement au «TMO», sans être obligé de donner son point de vue au préalable. Ce qui éviterait des polémiques comme celles du dernier Tournoi…

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