Aurillac : maux croisés

  • Paul Boisset et les Aurillacois n’ont pas le choix s’ils ne veulent pas descendre : il faut gagner contre Soyaux-Angoulême, la lanterne rouge. Photo Michel Clementz
    Paul Boisset et les Aurillacois n’ont pas le choix s’ils ne veulent pas descendre : il faut gagner contre Soyaux-Angoulême, la lanterne rouge. Photo Michel Clementz
  • Paul Boisset et les Aurillacois n’ont pas le choix s’ils ne veulent pas descendre : il faut gagner contre Soyaux-Angoulême, la lanterne rouge. Photo Michel Clementz
    Paul Boisset et les Aurillacois n’ont pas le choix s’ils ne veulent pas descendre : il faut gagner contre Soyaux-Angoulême, la lanterne rouge. Photo Michel Clementz Independant - Clementz Michel
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Désormais relégable, les Cantaliens n’ont pas d’autre choix que de s’imposer pour espérer se maintenir en Pro D2.

À l’entame de la saison, le Stade aurillacois semblait promis à un bel avenir avant de glisser dans le ventre mou. C’était beaucoup plus compliqué pour le SA XV qui s’empêtrait alors dans son rugby. C’était encore le cas à la 18e journée, avec des Cantaliens huitièmes du classement avec 36 points, le SA XV dernier avec 19 points. Aurillac espérait encore au classement, à mi-chemin entre une place de qualifiable… et celle de la relégation.

Mais depuis, les mouches ont changé d’âne. À l’aube de 27e journée, si Soyaux-Angoulême est toujours au fond de la classe, Aurillac l’a rejoint sur le banc. Huit longueurs d’avance certes sur son hôte du soir, mais quand même premier relégable, ex-æquo avec Valence-Romans sauf que les Drômois sont devant grâce "aux points-terrains".

Bien sûr, on va nous servir qu’il ne faut pas voir le verre à moitié vide, mais plutôt à moitié plein car si le Stade est avant-dernier de Pro D2, il est en lutte avec Valence-Romans, Aix-en-Provence, Rouen et Mont-de-Marsan, cinq équipes seulement séparées par quatre petits points. Donc, "rien n’est perdu", "le championnat est encore long", "tout le monde peut battre tout le monde dans ce championnat homogène".

La victoire ou le purgatoire

Sauf que cette fois, la dynamique est toute autre. Et dans ce sens, le parallèle entre le SA XV et le Stade aurillacois est marquant. Les deux équipes ont été frappées par les mêmes maux : un rugby approximatif, un manque de cohésion et de liaison, des défaillances individuelles ou collectives qui ont plombé tout ce qu’il pouvait y avoir de bien, par intermittence malheureusement.

Mais à l’heure où Soyaux-Angoulême semble avoir digéré le fait de se retrouver en Nationale l’an prochain, les Charentais se battent comme des chiffonniers. À Aurillac, il semblerait qu’on ait plutôt fait la sourde oreille. À force d’avertir du danger, à force de laisser passer des opportunités de sortir définitivement de cette zone rouge… et bien voilà, on y est !

Alors dans ce jeu de "maux" croisés, on prend acte qu’il ne faut plus regarder en arrière. On prend acte que le groupe a montré de réelles possibilités, fait preuve même de vertus insoupçonnées et d’un gros caractère à l’heure où la foudre était promise. Ce soir, il n’est plus question de foudre, de caractère, de vertu. Ce soir, le Stade n’en a que faire d’avoir la cinquième défense de Pro D2, mais plutôt se rappeler qu’elle est, de loin, la dernière attaque du championnat en matière d’essais. Ce soir, il est question de gagner, de victoire bonifiée même. Sinon c’est le purgatoire.

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Jean-Marc Authié
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