C’est "DoumayRhule" !

  • Geoffrey Doumayrou profite de ses derniers matchs en Jaune et Noir. Le centre international a notamment brillé contre Sale le week-end dernier. Photo Icon Sport
    Geoffrey Doumayrou profite de ses derniers matchs en Jaune et Noir. Le centre international a notamment brillé contre Sale le week-end dernier. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Aussi étincelant que Raymond Rhule en quarts de Champions Cup, samedi dernier, Geoffrey Doumayrou vit ses dernières semaines sous le maillot rochelais. Avec ambition mais sans nœuds au cerveau.

On l’avait quitté complètement groggy, fin février, dans une fin de partie à couteaux tirés face au Stade toulousain. Après un peu de repos et une reprise en douceur dans la foulée de la trêve internationale, Geoffrey Doumayrou a retrouvé toutes ses facultés, samedi dernier, pour participer à la qualification historique du Stade rochelais en demi-finale de Champions Cup. À la clé, notamment, un doublé venu récompenser la justesse de son activité, offensive comme défensive.

Contre Sale, Doumayrou était de tous les bons coups. Tout sauf un hasard, donc, de retrouver le centre maritime dans le XV type européen des quarts de finale, aux côtés de son compère Raymond Rhule, désigné "Star" du match. Auteur d’un 9 sur 9 au plaquage, "Doum" a d’ailleurs battu plus de défenseurs (6) que l’ailier sud-africain. « Physiquement, je suis bien », avait-il juré, la veille. Il fallait le croire sur parole. Idem, mentalement. Un mois et demi après une frustration désormais derrière lui.

L’occasion de finir en beauté

27 février 2021, 73e minute du choc au sommet du Top 14. L’ancien parisien est éteint par une charge du toulousain Meafou. 90 secondes plus tard, tout juste relevé, il est devancé à la course par Huget sur l’essai de la gagne (11-14). « Je ne l’ai pas en travers, évacue d’emblée le centre aux 13 sélections avec le XV de France, mais on prend de nouvelles règles par rapport aux commotions et, là, l’arbitre (M. Chalon) n’arrête jamais le jeu. Il laisse la touche se jouer vite et au final, on perd là-dessus, il faut dire la vérité. Quand je démarre, je vois bien qu’il y a un problème, je suis en train de me casser la gueule et, à la fin, il m’en manque un peu. C’est rageant mais c’est passé. »

En même temps, Geoffrey Doumayrou n’a plus vraiment temps de ressasser. Fin juin, il s’envolera vers d’autres cieux - peut-être Montpellier, son club formateur - après quatre saisons, une soixantaine de matchs et un statut important (92 % de titularisations) sous le maillot jaune et noir. Mais aucun titre décroché. Une "étincelle" en plus, du coup, dans cette dernière ligne droite ? « Pas plus que ça, tranche le trentenaire, concentré. Ça ne change rien par rapport aux autres années. J’ai un peu l’habitude. Fin de contrat, nouveau contrat, fin de contrat, nouveau contrat… c’est comme ça. Après, on veut toujours aller le plus loin possible. Je n’ai jamais joué de demi-finale de Coupe d’Europe. C’est le trophée qui me manque, la Champions Cup. Donc, j’aimerais bien faire quelque chose. Mais la route est longue.» Il en connaît quelques recoins pour avoir soulevé, avec le Stade français, la Challenge Cup en 2017. Deux ans après un Brennus.

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Romain Asselin
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