Witt : « On a un peu oublié l’identité de l’équipe »

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Vous alternez ces dernières semaines des matchs prometteurs avant de retomber dans vos travers. Est-ce usant ?

C’est dur parce que l’on a la sensation d’un suicide collectif, on a l’impression qu’on se donne le droit d’espérer, que l’on fait beaucoup d’efforts pour continuer à espérer et que, derrière, on a une désillusion. On s’est donné le droit d’y croire à Aix, derrière on fait un match plus que moyen dans l’engagement à Rouen, puis on a une réaction d’orgueil avec une semaine qui a cogné avant Mont-de-Marsan, et qui a donné le tempo. Sur le match, ce n’était pas le meilleur des rugbys, mais c’était bien dans l’engagement et le courage. On a ensuite eu une semaine d’entraînement plus que médiocre et un début de match aux abonnés absents contre Montauban.

Malgré cette entame, vous échouez d’un point (31-32) après avoir mené. Cette fin de match a-t-elle fait mal aux têtes ?

Je n’ai pas dormi dans la nuit de vendredi à samedi, parce que je prends les choses à cœur, et que je suis investi, surtout que je viens de me réengager au club. C’est un métier passion, c’est quelque chose qui te tient aux tripes. Lundi, on est revenu en se disant simplement, il reste cinq semaines de travail et quatre matchs. Qu’est-ce que c’est cinq semaines dans une vie à se sortir les doigts et à s’y filer ? Ce n’est pas grand-chose. J’espère que l’on est tous dans cet état d’esprit. En tout cas, moi, c’est le mien et je vais essayer de le véhiculer à tout le monde.

La prochaine étape c’est le déplacement à Aurillac. Comment abordez-vous cette échéance ?

C’est la continuité des choses. Si on a la capacité d’aller gagner à Aurillac, mais derrière, on se fait rouler dessus par Colomiers, ça aura aucun intérêt, et on dira, c’est une équipe à réaction, mais derrière ils ne sont pas constants. Aujourd’hui, c’est ce qui me dérange, c’est notre inconstance et notre incapacité à enchaîner les performances. Mais ça, ça ne fait partie que de nos attitudes et de nos comportements. Le potentiel on l’a, les joueurs de qualités on les a. Quand on regarde l’équipe on n’a pas grand-chose à envier à d’autres. Si on est amené à descendre, OK on descendra, mais il faudra que les choses changent pour remonter.

Avez-vous l’impression que parfois, il a manqué de travail cette saison ?

Je suis convaincu d’une chose, c’est que tu peux être talentueux, mais si tu ne travailles pas, tu stagnes, tu régresses, et à un moment donné tu pars aux oubliettes. Tu peux prendre les meilleurs joueurs au monde, ce sont des bourreaux de travail il n’y a pas de secrets. Tu peux voir des mecs talentueux, avec la grinta, mais s’ils ne travaillent pas, ils partent aux oubliettes. Moi, à l’époque, j’ai été recruté au club dans une équipe de travailleurs et je suis comme ça. J’avais été recruté parce que j’étais à l’image de ce qui se passait ici. Aujourd’hui, on a un peu oublié l’identité de cette équipe qui s’est construite à force de travail, avec des acharnés, des mecs qui ne lâchaient rien et un état d’esprit de fou.

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Propos recueillis par Dorian Bercheny
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