Colomiers : grandeur et (petite) décadence

  • Clément Chartier sonne la charge, soutenu Mihai Macovei, Beka Sheklashvili et Aldric Lescure. Colomiers est lancé vers les phases finales.
    Clément Chartier sonne la charge, soutenu Mihai Macovei, Beka Sheklashvili et Aldric Lescure. Colomiers est lancé vers les phases finales. Photo M.O. - D.P.
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Les Haut-garonnais auteurs de soixante-cinq premières minutes ébourrifantes ont lâche prise et laissé le bonus offensif en route. chronique d’un succès imparfait.

Ce lundi matin, rien n’a changé ou presque, Colomiers est toujours quatrième au classement, et plus que jamais sur le chemin d’un potentiel barrage à domicile. Et l’avance de quatre points sur le concurrent direct oyonnaxien, aurait pu même être accentuée d’un point supplémentaire si les protégés du président Carré avaient su conserver le bonus offensif, si brillamment acquis vendredi soir à Michel-Bendichou après une heure de jeu - soixante-trois minutes précisément - étourdissante. À même de placer cette équipe parmi les attractions de ce championnat.

Car oui, depuis maintenant quelques matchs, Colomiers a décidé de prendre les choses en main, et de laisser parler son naturel, que ce soit dans le jeu d’avants, redoutables sur les ballons portés ou celui des trois-quarts, très en verve dernièrement. Face à Montauban, cet appétit, similaire à celui déjà vu contre Oyonnax et Aix-en-Provence, s’est matérialisé par cinq réalisations dans l’en-but - dont un triplé du jeune ailier Victor Moro- fruit d’un volume de jeu conséquent et d’intentions offensives et défensives tranchantes. Le tout sublimé par les prises d’initiatives du chef d’orchestre Jules Soulan, à l’aise dans les longues sautées ou dans le jeu au pied par-dessus millimétré. 

Une défense trop délaissée

« Nous avons été capables d’être efficace dans nos intentions de jeu, de mettre du volume avec de beaux essais à la clé, sous différentes formes », reconnaissait l’entraîneur principal Julien Sarraute. Le seul petit bémol c’est donc que comme face à Provence, la fête n’a certes pas duré que vingt minutes, mais elle ne s’est pas non plus éternisée passée l’heure de jeu. La faute à des Montalbanais qui se sont rebiffés à l’image du timbre administré par Luke Stringer sur Jules Soulan.

Mais aussi à une décompression défensive, qu’à peu goûté Julien Sarraute. « Les vingt dernières minutes me déplaisent et me dérangent un peu parce que notre point fort est devenu une faiblesse. La saison dernière nous avions la meilleure défense du championnat, et ce n’est pas le cas actuellement. C’est un secteur sur lequel on doit retravailler car l’état d’esprit ne suffit pas. » 

Le patron du sportif, conscient aussi que l’infériorité numérique aura pesé lourd dans le dernier quart d’heure en appelait à la « résilience mentale et à la détermination pour rester concentré et maintenir le résultat. Cette équipe a beaucoup de qualités, il faut garder la confiance, et continuer d’avance. Mais la discipline doit être bien meilleure. Jouer à 14 puis 13 nous compliquera davantage la tâche en allant de plus en plus vers des matchs couperets. » En phases finales, effectivement, ça pourrait compter, et pas qu’un point.

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Enzo Diaz
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