Vannes exact au rendez-vous

  • Grâce à leur victoire face à Rouen, les Vannetais de Gwenael Duplenne officialise leur demi finale à domicile. Grâce à leur victoire face à Rouen, les Vannetais de Gwenael Duplenne officialise leur demi finale à domicile.
    Grâce à leur victoire face à Rouen, les Vannetais de Gwenael Duplenne officialise leur demi finale à domicile. 04 - Photo Bruno Perrel
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Non sans difficultés, le RC Vannes a rempli face à une généreuse équipe de Rouen son contrat d’une énième victoire pour assurer sa participation à une demi finale à la Rabine. Chapeau bas !

Qui l’eut cru ? Personne au départ de la saison avait misé sur le RC Vannes. Au mieux un sentiment d’estime, une place dans les six premiers pour une participation - la deuxième de son histoire professionnelle - à la phase finale. Mais deuxième ! Enfin, cela relevait de la galéjade ! Où du gag ! Seulement au fil des journées, le « petit RC Vannes » s’est invité à la table des nantis, pour ensuite y avoir son rond de serviette.

Aujourd’hui, plus personne ne s’étonne des capacités de cette équipe, louée à qui mieux par les différents entraîneurs de ce Pro D2. Richard Hill, celui de Rouen savourait tout simplement vendredi soir « le fait de repartir avec ce que nous étions venus chercher » à savoir un bonus défensif… amplement mérité du reste.

Le pilier Jérémy Clamy Edroux en rigolait presque. « On voulait être ambitieux et prendre les 4 points ce soir. On en prend un sur le sol du leader, c’est déjà très positif. On a montré de l’envie. Nous savions que laisser les ballons à Vannes, c’était se compliquer la tache. Je suis heureux car nous avons fait le job.»

Spitzer : « Nous sommes tombés dans le piège » 

Dans le camp vannetais, le sentiment du devoir accompli prévalait sur tout autre considération. Foin des approximations dans le jeu, au diable le fait de n’avoir pas eu le panache attendu. Le bonheur de la victoire et surtout le fait d’avoir sanctuarisé la demi-finale à la Rabine valait tout l’or du monde. Le patron vannetais au delà du soulagement se voulait magnanime. « Avec deux nouveaux joueurs (Lebrun au talon et Barry en deuxième ligne, N.D.L.R.), nous savions que ce serait difficile. D’autant que nous avions également économisé des joueurs cadres comme Nick (Abendanon), Rodrigo (Bruni) et Ambrose (Curtis). » Et d’ajouter « que la perte d’Andy (Symons) et la blessure de Phil (Kité) a permis aux Rouennais de nous gêner en conquête et de prendre la touche. En fait nous sommes tombés dans le piège tendu par notre adversaire par un jeu très pragmatique et un jeu au pied qui nous a souvent renvoyé dans notre camp.»

La mi-temps est arrivée au bon moment «pour recadrer les choses. Nous avons remis la main sur le ballon, la mêlée s’est retrouvée et avec la possession nous avons encore mis de la vitesse», commentait encore ce dernier. Mené au score (7-11 à la 53e), le RCV fouetté dans son orgueil, eut alors tôt fait de remettre les choses à leurs justes places, préséance oblige. Rabut deux fois remis les Bretons en selle pour clore à 22 à 18. L’honneur était sauf. À la qualification le RCV avait même ajouté un soupçon de bravoure. Ce qui n’était déjà pas si mal non ?

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