Bourg-en-Bresse refroidit l’ardeur dacquoise

  • Les Dacquois n’ont rien lâché sur leurs terres, mais ont dû plier face au pragmatisme bressan.
    Les Dacquois n’ont rien lâché sur leurs terres, mais ont dû plier face au pragmatisme bressan. PQR ET MAXPPP - Salvat Philippe
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Auteurs d'une belle série de performances, les coéquipiers d'Arnaud Aletti voient leurs chances de qualification s'éloigner suite à la défaite du jour.

En rugby, l’arrivée du printemps est souvent propice aux belles aventures humaines. Même au cœur d’une saison pandémique mortifère, les joueurs de rugby professionnels peuvent entrevoir une lumière au bout d’un tunnel qui mène aux phases finales. L’US Dax a été intégrée à ce championnat de Nationale avec un costume de club mythique, mais aux poches bien moins garnies que les grosses écuries de cette antichambre du Pro D2. S

ans revenir sur les soucis récurrents pour trouver des moyens, des structures et une équipe performante pour répondre aux attentes des nostalgiques, le club landais peut être fier de la saison réalisée par ses joueurs. À l’image du troisième ligne Arnaud Aletti, qui boucle sa deuxième année à Dax, le groupe sur lequel personne ne comptait est au contact des qualifiables et vit une belle aventure humaine. « Je me sens super bien ici. J’ai été super bien accueilli et j’ai trouvé ma place dans un groupe à qui on promettait l’enfer cette année. »

En effet, le natif de Bayonne est un des joueurs les plus utilisés cette saison. Avec un profil de plaqueur/récupérateur, tendance pénible, le flanker a de qui tenir. Son père, Laurent Aletti est un ancien pilier de l’Aviron bayonnais formé à la rude école du club provençal de Châteaurenard. Pour ceux qui ont connu le siècle dernier, il n’y faisait jamais trop bon vivre quand on se déplaçait là-bas… Les fruits ne tombant jamais trop loin de l’arbre, Arnaud porte en lui la rugosité d’un pays de maraichers et de joueurs coriaces ! Ses performances, à l’image de celle de son équipe, sont une preuve de la qualité de sublimation qu’un groupe peut avoir dans l’adversité.

« Cette saison est très difficile. Contrairement à la Fédérale 1, il n’y a pas de petites équipes. L’objectif de la qualification semblait ambitieux. Pour autant, grâce à la qualité des hommes, nous réalisons de bonnes choses », poursuit le flanker de 25 ans.

 

Une finale de plus à jouer 

On pourrait même dire que voir l’US Dax à quatre matchs du terme, en position de qualifiable, tient presque du miracle. Pour continuer à croire en cela, la réception du leader Bourg-en-Bresse est une grosse échéance, « une finale de plus à jouer » comme le dit Arnaud Aletti. Mais les ingrédients qui ont permis aux Landais de vaincre Nice et Narbonne à domicile et de venir à bout de Bourgoin et Chambéry à l’extérieur, n’ont pas été entièrement réunis.

« On est passé à côté dans l’engagement et dans le combat en début de partie. On avait élaboré une stratégie, mais je crois qu’on s’est trop focalisé sur la stratégie et pas assez sur ce qui précède la stratégie… la détermination ! » En effet, plus fébriles et maladroits qu’à l’accoutumé, les Dacquois ont subi le jeu froid et pragmatique d’une équipe complète et régulière, mais aussi les foudres d’un arbitre intraitable avec eux. L’esprit de corps étant inscrit dans l’ADN de ce groupe, l’engagement en fin de match a été tout autre et les Landais sont passés tout près d’une victoire bonifiée dans les ultimes secondes. « Il reste un mince espoir… mais beaucoup, beaucoup d’amertume ! » conclut Arnaud Aletti.

Laurent Travini
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