Le jubilé de Bakary Meité

  • Bakary Meité portera les galons de capitaine lors de cette rencontre à la saveur particulière. Photo Stéphanie Biscaye
    Bakary Meité portera les galons de capitaine lors de cette rencontre à la saveur particulière. Photo Stéphanie Biscaye - Stéphanie Biscaye
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Toujours en course pour une place qualificative, l’USC ambitionne la victoire. À cette occasion, elle va honorer, Bakary Meité qui va retrouver l’ASBH, son ancien club.

Le voyage fructueux à Provence Rugby a relancé l’USC dans la course à qualification. Par la force des choses, la venue du voisin biterrois donne un peu plus d’épaisseur à ce derby. «Mathématiquement, on peut encore prétendre à une place dans le top 6, on veut pimenter cette fin de saison. Ce soir, nous n’avons qu’un seul objectif la victoire», annonce le coach des avants, Mathieu Cidre. Il y a dans cette confrontation languedocienne, une obligation de résultat, mais aussi l’hommage à un joueur : Bakary Meité qui porte depuis 2018 la tunique jaune et noire carcassonnaise et qui pendant trois saisons (2012, 2016 et 2017) a endossé avec un certain succès le maillot biterrois.

À 38 ans (le 30 septembre prochain), le troisième ligne centre audois fait partie des doyens de ce championnat avec le Biterrois Jonathan Best, le Biarrot François Da Ros ; le Grenoblois Alaska Taufa et les Angoumoisins-Sojaldiciens Olei Avei et Leo Halavatau. Au soir de la trentième et dernière journée, Bakary Meité a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle voire même d’arrêter cette pratique ovale qu’il a découverte à Drancy en 2005 après avoir été un talentueux basketteur.

Philippe Benetton, David Gérard...

Ce soir, pour la circonstance, Bakary Meité portera les galons de capitaine à l’occasion d’une rencontre qui aura la saveur d’un jubilé et de l’émotion. « Béziers a été un moment fort de ma carrière, avoue-t-il. Rencontrer l’ASBH, c’est toujours un moment captivant. Cette année, j’ai quand même un regret, celui d’avoir joué à la Méditerranée (Raoul-Barrière, N.D.L.R.) à huis clos. Ce soir, c’est bien dommage que ce match soit de nouveau à huis clos. Un Carcassonne - Béziers, ça se joue devant un public. Cela dit, il faut respecter les exigences sanitaires. » Au sein de son passé biterrois, les souvenirs se bousculent. Un entraîneur a donné un élan à sa carrière. « Philippe Benetton m’a permis d’évoluer en Pro D2, il m’a recruté lorsque j’étais à Massy. J’ai également apprécié David Gérard, un sacré technicien », soutient Bakary.

Il y a aussi pendant ces années en bleue et rouge, une part de frustration, celle de ne pas avoir disputé un match de la phase éliminatoire. « En 2016, on perd la qualification d’un cheveu lors de la dernière journée. Nous sommes au coude à coude avec Colomiers pour le gain de la dernière place qualificative. Ce jour-là, Colomiers s’impose à Albert-Domec (22-15). Avec l’ASBH, on se déplace à Montauban. On doit s’imposer avec le bonus. Dans les dix dernières minutes, on mène (22-6) en ayant le bonus en poche. Malheureusement, nous encaissons un essai en fin de match, qui nous prive de la qualification. Ce jour-là, à Sapiac, ce fut la plus triste victoire de ma carrière. »

La fin de carrière de Bakary Meité ne s’annonce pas triste du tout. Au terme de cette phase de classement, il s’est fixé un ultime objectif, celui de mener la sélection ivoirienne dans la dernière phase qualificative de la Coupe du monde 2023. Pour cela, il faut s’imposer soit face à Madagascar ou la Namibie. Bakary Meité n’a pas encore rendu les armes.

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Didier NAVARRE
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