Stade français : respectez-les !

  • Face à Pau, les trois-quarts parisiens, à l’image de Kylan Hamdaoui, ont été incisifs.
    Face à Pau, les trois-quarts parisiens, à l’image de Kylan Hamdaoui, ont été incisifs. Icon Sport - Icon Sport
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Agacés par tout le fatras ayant entouré le départ de Gaël Fickou, les soldats roses ont livré face à Pau l’une de leurs meilleures performances, cette saison. Pourvu que ça dure…

Il existe désormais un mot tabou, du côté de la Porte d’Auteuil. Ce mot-là, c’est « Fickou ». Puisque les observateurs, dont nous faisons probablement partie, n’ont évoqué l’actualité récente du Stade français que par le prisme du trois-quarts centre des Bleus, les soldats roses l’ont eu mauvaise. Et si ceux-ci ont réalisé samedi après-midi leur meilleure performance depuis des lunes, c’est aussi pour montrer qu’autour de l’un des meilleurs centres français, il y avait trente gonzes plutôt à l’aise, dès lors qu’il est question de causer rugby. En conférence de presse, l’arrière Kylan Hamdaoui résumait ainsi la pensée globale : « Ça parle beaucoup, autour de nous. On ne se sent pas vraiment respectés. Beaucoup de choses se disent au sujet de notre groupe mais nous restons bons, avec ou sans Gaël Fickou. » En a-t-on jamais douté ? « Gaël est l’un des meilleurs centres du championnat, poursuivait l’ancien Biarrot samedi soir. Mais avec Fatou (Danty), Waisea, Alex (Arrate) et Julien (Delbouis), nous sommes bien armés à ce poste. Cette saison, nous avons fait énormément de matchs sans lui (Fickou) et avons pourtant été performants. »
On vous entend, cher Kylan. Concernant Fickou, le temps est visiblement venu de tourner la page et, puisqu’il reste encore une infime chance au Stade français de décrocher une place en phase finale, on veut bien s’y accrocher avec lui. « On se mobilise chaque semaine pour monter dans le wagon des qualifiés, expliquait samedi soir le deuxième ligne Pierre-Henri Azagoh. Le club ne mérite pas de rester dans le ventre mou de ce championnat. Cette sixième place, c’est à nous d’aller la chercher : car si nous n’y croyons pas, personne n’y croira à notre place. »


Pablo Matera, ensuite et fin…


Il reste quatre journées aux Parisiens pour tenter d’accomplir l’impensable. Au fil de cette improbable mission, ils pourront compter dès ce week-end, à Nanterre et à l’occasion du derby francilien, sur le Puma Nicolas Sanchez, de retour de blessure. De ce que l’on a pu constater samedi, à Jean-Bouin, le capitaine argentin Pablo Matera semble de son côté décidé à terminer sa tristounette aventure parisienne de la meilleure des manières : s’il fut inodore et sans saveur des mois durant, l’ancien flanker des Jaguares a ainsi réalisé face à la Section paloise son meilleur match sous les couleurs parisiennes et, avant de rejoindre le Super Rugby (et très probablement une franchise australienne), il sera un atout majeur dans la manche de Gonzalo Quesada, lors du sprint final…
 

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