Benoit Trey, président de Blagnac rugby (Nationale) : « Nous sommes des précurseurs dans l'auto-diffusion »

  • Benoit Trey, président de Blagnac rugby (Nationale).
    Benoit Trey, président de Blagnac rugby (Nationale).
Publié le

Pourquoi votre club peut-il être considéré comme un club de Meneurs ? Qu’est-ce qui le rend à la fois unique et innovant ?

Chez nous, les garçons et les filles évoluent respectivement en élite amateur et en élite. Les joueuses et joueurs bénéficient toutes et tous de notre sociologie particulière, tournée vers la pluriactivité. On casse un peu les codes puisqu'on est les seuls dans ces divisions à fonctionner comme ça. Même avec l'équipe féminine élite, les joueuses ont un double projet avec la pratique de haut niveau en parallèle des études ou d’un emploi. En termes d'innovation, on se démarque en étant les précurseurs de l'auto-diffusion. Chez les deux équipes seniors, nous avons été les pionniers du live avec des cadreurs, quatre caméras, des commentateurs, des cars régie, etc... Notre magazine Ernest est aussi devenu un modèle pour d'autres clubs. C'est un vrai magazine numérique grand format (20 pages) envoyé à toutes les parties prenantes du club, soit une communauté de 2000 personnes. Les Blagnacais se redécouvrent ainsi grâce aux portraits et aux entretiens de ce magazine et de notre newsletter. Nous sommes devenus notre propre média. Enfin, notre campagne de soutien est également innovante, dans le sens où nous préparons une mosaïque représentant le logo du club constitué par les 1922 (date de la création du club) visages des donateurs. Elle sera affichée à l'entrée du stade pour le centenaire du club en septembre 2022.

En quoi votre club est un acteur essentiel sur les plans économique, social et sociétal au sein de votre territoire ?

Notre commission « Emploi & Formation » lancée il y a quatre ans, accompagne tous nos licenciés sur l'extra-sportif. Dans les quartiers de la ville, ces actions concrètes sont menées par nos éducateurs en collaboration avec la municipalité. Nous intervenons aussi dans le milieu scolaire. Parallèlement à ça, des enseignants retraités bénévoles du club font l'aide au devoir pour les enfants avant l'entraînement. Et on les ramène à leur domicile, puisqu'on a acheté des minibus. Sur la partie RSE, nous sommes associés au mouvement Match for Green, rassemblant des clubs de tout horizon qui sont sensibilisés à l'écologie et l'éco-responsabilité. Blagnac utilise les circuits courts avec ses fournisseurs et ses prestataires pour les hospitalités. Nous avons arrêté de consommer des bouteilles en plastique dans le stade. On cherche à aller encore plus loin avec la récupération de l'eau par le toit du stade par exemple, car je considère qu'un stade est énergivore.

Comment souhaitez-vous faire grandir votre club dans le futur ? Quelle est votre vision d’avenir ?

Le projet « Cap 2022 » bat son plein et suit son cours. Le principe est la formation des jeunes et l'accompagnement vers le plus haut niveau amateur. On continue de développer le club dans cette Nationale. L'idéal est d'avoir des titres chez les jeunes et c'est en bonne posture puisque nos espoirs nationaux, comme nos filles en élite, peuvent y prétendre. L'horizon 2022 sera un beau temps-fort avec le centenaire du club. Ensuite on se projette vers 2030, avec le centre de formation et l'espace. On raisonne à long terme. Nous portons une vision structurante à long terme. Nous continuons aussi à développer pleinement le rugby féminin.

Quelle est votre propre définition d’un meneur ?

Pour moi un meneur, c'est un fédérateur, quelqu'un qui a une vision. C'est un repère que l'on suit, quelqu'un qui sait s'appuyer et faire confiance à ses proches, qui délègue tout en pilotant. J'assimile vraiment un meneur à un fédérateur. Un catalyseur d'énergie tout en étant un guide.

 

Retrouvez toute l’actualité Sport de Bpifrance sur bpifrance.fr/sport et #LesMeneurs

Midi-Olympique.fr
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?