Immense soulagement pour Toulon

  • Ce samedi, le pilier toulonnais Beka Gigashvili était à la pointe du combat. Ce samedi, le pilier toulonnais Beka Gigashvili était à la pointe du combat.
    Ce samedi, le pilier toulonnais Beka Gigashvili était à la pointe du combat. Archives IconSport. - Archives IconSport.
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S’ils ont connu toutes les peines du monde à se défaire de vaillants Agenais, les Toulonnais ont fini par arracher un précieux bonus offensif, affichant un caractère intéressant dans la dernière ligne droite de la rencontre. De bon augure ? Toulon est en tout cas plus que jamais en course pour la qualification.

Comment ne pas s’enthousiasmer au soir d’une victoire bonifiée, qui replace indubitablement le club frappé du muguet dans la course aux phases finales ? Les supporters varois seraient-ils redevenus trop exigeants ? Pour dire vrai, on croit surtout que ces derniers ne voient pas le sport comme une simple valeur arithmétique. Et si ces cinq points permettent à Toulon de basculer de la neuvième à la cinquième place, avec toujours un match en retard, cette rencontre face à Agen a surtout montré que les Toulonnais devaient urgemment retrouver leurs repères, à l’entrée d’un sprint final qui les verra affronter tour à tour Toulouse, Montpellier, Clermont, Bordeaux et Castres. Bousculés en touche, mis à mal au sol et incapables de franchir le premier rideau défensif lot-et-garonnais, les Rouge et Noir n’ont que très peu rassurés, alors qu’ils retrouvaient les terrains après cinq semaines sans compétition.

« Évidemment que les conditions ne nous ont pas aidés, que le ballon était glissant et peut-être que nous manquions de rythme, mais je n’ai pas envie de trouver d’excuse, affirmait Charles Ollivon. Nous ne nous sommes pas très bien trouvés devant comme derrière : nous n’étions pas super connectés… » Un en-avant de Villière dans l’en-but, deux maladresses de Cordin dans cette même zone de marque et la blessure de Romain Taofifenua en coup de grâce : la fin d’après-midi de remise en route face au SUA tournait en périlleuse mission pour les Toulonnais.

Les prémices d’un coup de tonnerre sur la rade ? Que nenni : bien aidés par une première ligne intenable, les Varois remettaient comme souvent la marche avant dans les vingt dernières minutes, et parvenaient même à arracher le bonus par un essai en première main de Cordin (75e).
 

« On n’a pas envie de subir les choses »

Tout est bien qui finit bien ? C’était sans compter sur la détermination des hommes de Régis Sonnes, auteur de l’une de leurs prestations les plus abouties de la saison, qui ôtaient le bonus aux Toulonnais à la 79e. Alors, dos au mur, les joueurs de Patrice Collazo se voyaient offrir un ultime ballon pour arracher un indispensable bonus. Et au terme d’une séquence de plus de deux minutes, terminée bien après la sirène, une énième charge de Devaux permettait à Toulon de sécuriser ce fameux cinquième point. « La dernière minute montre que l’on n’a pas envie de subir les choses. Si on avait laissé filer le bonus à la 80e… Là ça montre que l’on n’accepte pas certaines choses et c’est plutôt bien pour la suite », appréciait Collazo, conscient que si tout n’a pas été parfait, et qu’il reste encore une montagne de problématiques à résoudre d’ici le terme de la saison, ce bonus permet à son équipe de ne pas compromettre ses chances de qualification.

Si on ajoute que l’état d’esprit en fin de match apparaît comme une première éclaircie, c’est toute une rade qui retrouve espoir, à l’entrée d’un sprint final plus indécis et palpitant qu’il ne l’a jamais été depuis 2018, et la dernière participation du club aux treize cloches aux phases finales du Top 14…

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Pierrick Ilic-Ruffinatti
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