L’Aviron bayonnais s’enfonce !

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Après Pau, Castres. Cette nouvelle défaite met l’Aviron sous la menace du barrage. Son comportement inquiète aussi. 

Au vu des 25 premières minutes, où il était mené 23 à 3 sans manifester aucune réaction, l’Aviron se dirige tout droit vers les barrages. Aucun faux-fuyant, aucune excuse, aucune circonstance, les Bayonnais ont endossé la responsabilité de ce non-match au moins sur le début de la rencontre. Joël Rey s’en est expliqué au nom de tout le groupe. « Trop facile pour les Castrais de marquer ! Il n’y a pas à s’en prendre à l’arbitre ou à qui que ce soit. C’est notre faute. Les joueurs et le staff. On n’a pas été au rendez-vous. » Même si le score s’est resserré sur la fin, la prestation de Bayonne n’a pas été à la hauteur d’une équipe qui lutte pour son maintien. Avec une victoire sur les Tarnais, les Basques avaient la possibilité de se mettre à l’abri d’un retour de Pau. Ils n’ont désormais plus de joker.

« On s’est suicidé ! » L’entraîneur des avants emploie des mots forts pour expliquer qu’ils n’ont plus les cartes vraiment en mains pour décider de leur sort : « Maintenant on va surveiller l’adversaire. Les équipes qui étaient à la maison nous ont regardés. Vu le résultat, elles se disent : on les a relancées. Entre le match de Pau et celui-là, ce sont de gros regrets. En deux matchs, on a fait plus de cadeaux que durant toute la saison. Il faut arrêter de distribuer des jokers à toutes les équipes qui sont à la lutte avec nous. Le problème, il est là ! On pourrait tuer le suspens à chaque fois mais on ne le fait pas. »

Le programme de l’Aviron est maintenant à hauts risques. Réception prochaine de l’UBB, déplacements à Toulouse et Montpellier et, enfin, venue du Stade français à Jean-Dauger pour la dernière journée. Avec à chaque fois des motivations certaines pour toutes ces formations. L’exploit est-il encore possible ? « Un match à l’énergie, il peut s’en gagner un, deux… dans la saison, poursuit l’entraîneur des avants. Pour gagner, il faut peser sur le match, le maîtriser. Je préfère faire un match plein que des exploits. Car des exploits, il ne s’en fera pas quatre ! »

Le retour au score des Bayonnais en deuxième mi-temps est le seul signe positif. Mais le point de bonus ainsi glané n’aura jamais atténué leur état dépressif.

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Edmond Lataillade
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