Gauthier Maravat prend du galon

  • Gauthier Maravat fait partie des révélations de la saison agenaise. Un garçon sur lequel le club pourra s’appuyer pour son aventure en Pro D2. Photo Icon Sport
    Gauthier Maravat fait partie des révélations de la saison agenaise. Un garçon sur lequel le club pourra s’appuyer pour son aventure en Pro D2. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Au cœur d’une saison très difficile, certains jeunes joueurs se sont révélés. Parmi eux, Gauthier Maravat, pur lot-et-garonnais.

Vous l’avez certainement déjà aperçu au pays des Pumas. Non, il n’a pas joué pour les Jaguares, et n’est pas non plus d’origine argentine, Gauthier Maravat a « seulement » été sacré champion du monde des moins de 20 ans en 2019, aux cotés des Jean-Baptiste Gros, Louis Carbonel ou encore Arthur Vincent. "C’était un rêve de devenir champion du monde, confie Gauthier, qui a commencé le rugby seulement six ans avant ce sacre mondial. Le natif d’Agen a débuté, à l’instar de Thierry Dusautoir, par les kimonos et les tatamis : « J’ai fait cinq ans de judo avant de suivre des potes au rugby, à l’age de 13 ans, et oui, on peut dire que ça aide pour l’appréhension au contact », sourit-il.

Déjà grand, « un peu plus rondouillard que maintenant », Gauthier impressionne dans le club de Valence-d’Agen, où il découvre la balle ovale. Les cadets du SU Agen puis le pole espoir de Bordeaux, tout va très vite pour Maravat qui découvre le poste de deuxième-ligne, à l’occasion du tournée à Cardiff, avec l’équipe de France U18. « J’ai toujours joué troisième ligne, aile ou centre, et un jour on m’a proposé de monter dans la cage », raconte le longiligne agenais (1,95 m pour 104 kg), « mais mon vrai poste, c’est troisième ligne ». Une position où il peut exploiter à merveille son gros volume de jeu et peut « être au soutien des trois-quarts ».

« Je prends ce qu’il y a à prendre »

C’est à cette position qu’il est aligné lors des quelques matchs qu’il dispute avec Agen, l’année passée, principalement en Challenge Cup. En fin de saison, quelques peu anticipée, il a la chance d’être titulaire pour un match à Brive, pour le maintien. « C’est mon meilleur souvenir en Top 14 jusqu’ici, on sort un gros match avec beaucoup de combat et on s’impose devant leur public (30-16) », se souvient celui qui fêtera ses 21 ans dans un petit mois.

Un temps de jeu en hausse en cette saison un peu particulière, comme ses camarades Samuel Nollet ou Loris Zarantonello : « Je prends ce qu’il y a à prendre, jouer autant c’est un réel plaisir, surtout contre des mecs que tu regardais il n’y a pas si longtemps à la télé », se réjouit Maravat. La semaine dernière, il a disputé un peu plus d’une heure de jeu, à Toulon, où la lanterne rouge agenaise n’a pas rendu la tache facile aux Toulonnais. Ces derniers ont du s’employer pour arracher un bonus offensif sur la sirène (34-17) : « On a réalisé qu’on était capable de faire les choses ensemble, même si certaines situations nous ont souri durant la partie », reconnaît-il.

Après 21 défaites en autant de rencontres, et un calendrier compliqué, le match contre Pau (13e) samedi à 17 h 45 représente peut-être le dernier espoir pour décrocher un succès cette saison… « On cherche cette première victoire. On espère que l’on va être récompensés de nos efforts », lance celui qui s’inspire beaucoup de Maro Itoje. Aux cotés des "anciens" du SUA comme Camille Gérondeau ou Romain Briatte, il « prend tous les conseils, notamment en touche » où il veut s’affirmer en leader dans cet exercice. De l’expérience au programme pour Gauthier Maravat, en cette fin de saison, avant de prendre encore un peu plus de gallon l’an prochain, en Pro D2.

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Jules POQUET
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