Clermont sans défense

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En raison de failles rédhibitoires en défense, les Auvergnats n’ont pas pu rivaliser. Un secteur inquiétant dans la perspective des prochaines échéances.

La Covid 19 a au moins ça de bien qu’elle nous oblige tous encore à porter le masque. Les boutonneux victimes d’acné ont leur chance pour les rendez-vous Tinder et ceux qui font la gueule peuvent le cacher.
Ainsi, Franck Azéma s’est bien gardé d’afficher son visage, samedi en conférence de presse. Las, sa voix teintée de colère et son débit de paroles version « mitraillette » l’ont trahi. La prestation de son équipe l’a profondément déçu et il ne s’en est pas caché, prenant soin tout de même de prendre quelques précautions oratoires pour ne pas se montrer trop cinglant. « C’est gênant, a-t-il commenté. Joueur ou entraîneur, quand tu prends 45 points, ça fait mal. Je ne vais pas vous dire qu’on se réjouit. On fournit des efforts sur l’entame de match, on se met en situation de marquer et après, tu as l’impression qu’avec deux passes, sur chaque intervention ou lancement en première main, tu prends un essai systématiquement. Tu as l’impression qu’avec zéro effort, ils sont capables de marquer… » Le pire, c’est que ce n’est pas une impression. Juste la triste réalité d’une équipe ayant exposé une indigence défensive rare. À l’heure où vous lirez ces lignes, les analystes vidéo seront probablement encore à compter les plaquages manqués. Tenez-vous bien : deux des six essais racingmen l’ont été en première main. Sans aucun danger apparent, sans aucune infériorité numérique. Un exemple ? Sur l’essai de Thomas (18e), Kotaro Matsushima s’est fait déposer « comme un cadet » pour reprendre l’expression de Morgan Parra. 

Difficulté et domination

Et si Teddy Thomas a incarné la prestation offensive racingman, l’arrière international japonais a illustré la pauvreté défensive auvergnate. Mais il n’est pas seul, Matsushima… Sur ce lancement en première main, trois Clermontois se sont fixés sur Virimi Vakatawa comme des aimants, facilitant la lecture du trois-quarts centre ciel et blanc. « Notre défense de ligne a été largement en difficulté et dominée sur chaque lancement, a encore pesté Azéma. Je n’ai pas envie de pointer untel ou untel… Mais on se l’est dit entre nous. » « On a donné trop de points faciles, a ajouté le troisième ligne et capitaine Arthur Iturria. On a été bien trop tendres. » Et même naïfs. « Le Racing est capable de lire ce qu’il a en face, ils ont tout bien exécuté, a repris Azéma. Ça leur rendait les choses faciles. » Beaucoup trop faciles. Et ce dernier de conclure sur le sujet : « On sait ce qu’on a à bosser dans la semaine. » A.B.

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