La trahison de trop pour Fonteneau

  • Jean Francois Fonteneau (Agen).
    Jean Francois Fonteneau (Agen). Icon Sport - Icon Sport
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Le président Jean-François Fonteneau est venu taper du poing sur la table après cette nouvelle humiliation à domicile. 

Agen a abdiqué. L’espoir d’un succès d’honneur avant de quitter le Top 14 a été balayé en quelques minutes face à la Section paloise. Les Agenais avaient laissé les armes au vestiaire, entrant sur la pelouse pour prendre des coups sans l’ambition d’en rendre. Ils sont tombés sans se battre, certainement lassés par cette saison sans joie qui n’en finit pas. Tous les ressorts psychologiques pour motiver cette armée en déroute sont maintenant cassés. On pourrait pardonner une telle débâcle chez des amateurs mais pas chez des professionnels.
 

« Une situation blessante »

C’est en tout cas le message que le président Jean-François Fonteneau est venu faire passer à l’issue de la rencontre : « Je voulais m’excuser auprès des supporters, des partenaires et des amoureux du SUA pour cette prestation catastrophique. Il y a un manque de respect des joueurs. Un manque d’envie collective. […] On peut perdre face à une équipe qui a des objectifs, mais perdre de cette façon-là, et être incapable de se faire deux passes et d’enchaîner des mouvements, c’est pathétique. […] Si les joueurs n’ont pas envie de jouer, moi je n’ai pas envie de les payer. »

Le patron du SUA avait déjà écarté trois joueurs (Jordan Puletua, Sam Vaka et Jamie-Jerry Taulagi) après une défaite à Bordeaux en début de saison. Il a souhaité prendre le temps de la réflexion après cette nouvelle humiliation : « Je réfléchis à certaines choses mais je ne veux pas le faire à chaud. C’est une situation très blessante qui abîme un club historique. Cela est essentiellement dû à des joueurs qui ne jouent pas le jeu. Ils trichent entre eux. » Jean-François Fonteneau doit reprendre la main pour garder la confiance des partenaires alors qu’il doit convaincre que cette saison n’est qu’un accident de parcours avant des lendemains qui chantent grâce notamment à une formation reconnue. « Je suis dans l’urgence dans le sens où on a besoin de rencontrer des partenaires, de faire avancer le bateau et de donner une meilleure image. On fait plein de choses, on a un nouveau stade qui pointe à l’horizon. Je l’ai dit aux joueurs : C’est une trahison ! » Et le patron veut maintenant chercher et punir les coupables de cette bérézina.

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