Aurillac : merci à tous

  • Le demi de mêlée Paul Boisset tire sa révérence sur une victoire face à Provence rugby qui permet au Stade Aurillacois de se maintenir en Pro D2
    Le demi de mêlée Paul Boisset tire sa révérence sur une victoire face à Provence rugby qui permet au Stade Aurillacois de se maintenir en Pro D2 Jean-Michel Peyral
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En dehors ou dans les tribunes, le Stade aurillacois a pu compter sur de nombreux soutiens dans sa quête du maintien.

Le public ou encore les observateurs ne sont pas toujours très tendres avec le Stade aurillacois. Mais la plupart d’entre-eux sont tellement supporters des Rouge et Bleu, qu’ils ne peuvent se résoudre à voir leurs favoris dans le dur toute une saison, depuis plusieurs saisons même. Pour preuve, toute la semaine, des centaines de messages sur les réseaux sociaux pour encourager les hommes de Roméo Gontineac et leur souhaiter le meilleur pour cette dernière rencontre de la saison. Des encouragements en veux-tu, en voilà avec une nouvelle fois cette « presque » maxi banderole qui trône fièrement dans les travées Marathon. La petite nouveauté, ce sont ces dizaines de supporters qui ont accompagné les joueurs jusqu’à Jean-Alric après leur collation. Une haie d’honneur qui a même rappelé certains souvenirs à certains.

Des supporters qui sont restés toute la rencontre, près à défier les règles du couvre-feu car ce vendredi, Jean-Alric avait ouvert ses portes, plaçant juste quelques mains courantes et des vigiles, pour laisser les intrépides assister à la rencontre. « On est confiants, très confiants même, affichait Michel avant la rencontre. Au vu des derniers matchs, je trouve qu’ils sont en nets progrès et qu’ils sont très bons. Ce soir, on va rester en ProD2. J’en suis certain. » Emmitouflé dans son écharpe rouge et bleu, il lui tarde que les festivités commencent d’autant que ce 14 mai est une journée particulière puisqu’elle marque la fin de carrière pour trois « historiques » du Stade : l’arrière Jack McPhee, le centre cantalien Jean-Philippe Cassan et surtout celui qui sera lui sur la pelouse, le demi-de-mêlée Paul Boisset.

De l’émotion, beaucoup d’émotion

Depuis le match de Valence, les Aurillacois se sont parlés, se sont enfin mobilisés, ont enfin resserré les rangs pour donner la pleine mesure de ce qu’ils sont capables de faire. Ce n’est d’ailleurs passé inaperçu, d’où cette ferveur qui s’est exprimée vendredi. Quant aux joueurs, au staff, au club, ils ont aussi fait ce qu’il fallait toute la semaine. « Cela nous a bouffé un peu d’énergie sans doute », dira même Roméo Gontineac à la fin du match.

Car il y a eu de l’émotion, beaucoup d’émotions avant la rencontre, avec cette remise de maillots d’avant match réalisée par McPhee et Cassan. Le temps d’évacuer tout cela, le Stade aurillacois a enfin pu se lâcher, a enfin pu jouer et les 23 alignés sur la feuille de match ont pu rendre un bel hommage à la cinquantaine de joueurs qui ont auront participé au maintien sur cet exercice. « On a préparé ce match en véritable équipe, tous dans le même sens, tous concernés, tous en rouge et bleu. Cela a fait vraiment plaisir de voir », poursuivait le technicien roumain qui a aussi beaucoup apprécié l’attitude des supporters. « C’est extraordinaire de voir cela. Les supporters sont certainement encore plus que nous. Nous avons eu la chance, nous, de pouvoir fouler la pelouse. Une fois qu’on est dans le match, on oublie le reste. Eux, ils ont dû souffrir encore plus que nous et quand on voit ce soutien avant et pendant le match, c’est magnifique. »

D’ailleurs, l’ensemble du groupe pro aurillacois est allé remercier les supporters à la fin du match. Une communion à distance bien sûr, mais sincère. Tout comme la sortie de Paul Boisset. Sur une pelouse envahie par le club, les amis, les proches (mais chut !), « Paulo » s’est glissé dans une dernière haie d’honneur amplement méritée tellement le mètre 65 aura été grand cette saison. « Cette sortie est belle. Une victoire, un maintien, un essai et une transformation (sourires). Avec 100 % de réussite au pied, je fais mieux que Maxime Petitjean et Thomas, il faut le souligner (rires) », savoure l’enfant d’Aurillac pour sa dernière sortie. Il peut enfin se lâcher sur une sortie qu’il voulait avant tout collective, avant de s’attarder sur son cas personnel. L’objectif est atteint : Aurillac reste en Pro D2.

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Jean-Marc Authié
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