Deux grains de sable fatals

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Les Tarnais ont fait peser jusqu’au bout  la menace d’un coup de Jarnac. Ils s’en est fallu de peu, deux balles de match gâchées dans les dix dernières minutes. 
 

Qui sait ? Le point de bonus pris à Bordeaux aura peut-être son importance pour le CO. Et il fut tout à fait mérité, Castres aurait très bien pu l’emporter à Chaban-Delmas.. Pierre-Henry Broncan connaît son rugby par cœur et la façon dont on doit conduire un match décisif. On avait presque oublié qu’il passa une saison à l’UBB, c’était en 2014-2015 comme conseiller spécial du président, chargé de la formation et du recrutement.

Mais c’est un autre souvenir qu’il a fait vibrer chez les supporteurs bordelais, celui du Castres des années 2016-2019, venus s’imposer à Bordeaux trois fois de rang, au prix d’un rugby lancinant et pragmatique. Il était alors entraîné par Chistophe Urios. « PHB » a su reproduire ce schéma au point que dans les dix dernières minutes, l’hypothèse d’un coup de Jarnac du COse fit jour. Les Tarnais envahissaient le camp adverse, sous la férule de sa charnière diabolique : Kockott et Udapilleta, c’est quand même quelque chose pour déplacer le jeu par des coups de pied vicieux dans le dos du trident arrière. Ça n’a pas suffi, un ou plutôt deux grains de sable ont enrayé la mécanique.

« Si nous perdons le match sur la touche ? Bien sûr ! Nous avons eu deux balles de match sur des pénaltouches dans les dix dernières minutes, et nous avons perdu le ballon. Je pense sincèrement que si nous avions pris un de ces deux ballons, on gagnait le match. En début de match, nos lancers n’étaient pas bons, en fin de match, nous sommes contrés sur les annonces. »
L’entraîneur du CO appelle un chat un chat, c’est ce qui rendait ses propos si crédibles. Castres a perdu à Bordeaux en tenant le haut du pavé. « Si je dois retenir quelque-chose de positif, je dirais que c’est la première fois de la saison que nous terminons un match avec une mêlée dominatrice. J’ai vu le numéro 17 de Bordeaux entrer, puis ressortir. Ça c’est plutôt nous qui le faisions jusqu’à présent. Je suis donc très satisfait de Levan Chilachava, Paula Ngauamo et de Julius Nostadt. »

L’essai de Thomas Combezou de 75 mètres fut aussi un motif de fierté : « Pas mal non pour une équipe réputée canaille et pénible ? » ironisa gentiment l’entraîneur. Son équipe sait aussi se faire des passes sur la largeur quand l’occasion se présente, et même sous la pluie. Et qui se priverait de servir un Filipo Nakosi dans de bonnes conditions ? Pas Urdapilleta en tout cas, sa passe sautée pour l’ailier fidjien a tout déclenché.Il n’y eut finalement qu’un motif de regret pour Pierre-Heny Broncan : « Les matchs en retard ou les finales de coupes d’Europe nous desservent. Certaines équipes font tourner, mais à leur place, on ferait la même chose. Ceci dit, la défaite de Pau face au Racing va motiver Bayonne qui jouera sa chance à fond et ne préparera pas le barrage. Ils doivent encore affronter un de nos adversaires directs, le Stade Français. » Il n’imaginait pas qu’au moment où il parlait Bayonne était en train de s’imposer à Toulouse. Plutôt un bon plan selon ses calculs.

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