L’enseignement du week-end : Pau rate le coche, Bayonne respire

  • Les joueurs de l’Aviron bayonnais peuvent exulter. En disposant de Toulouse, ils ont réalisé le gros coup de la journée et mis la pression sur Pau.
    Les joueurs de l’Aviron bayonnais peuvent exulter. En disposant de Toulouse, ils ont réalisé le gros coup de la journée et mis la pression sur Pau. Icon Sport - Icon Sport
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Les Palois ont réalisé la mauvaise opération du week-end en concédant une défaite face au Racing. Et le lendemain, Bayonne s’est imposé à Toulouse...

Les Palois ont connu un week-end pour le moins rageant. Àseulement deux journées du terme de la phase régulière, ils ont connu deux déconvenues en seulement deux jours : d’abord, ils ont concédé une défaite sèche sur leur pelouse face au Racing 92. Et le lendemain, ils ont assisté médusés à la victoire de leurs rivaux bayonnais sur la pelouse du Stade toulousain. Une victoire qu’ils n’imaginaient certainement pas vendredi soir, au moment où, en conférence de presse, le principal sujet de discussion portait sur ce point de bonus défensif sciemment laissé en route au profit d’une possible victoire. quand les Béarnais préférèrent la pénaltouche plutôt que les 3 points d’une pénalité qui paraissait largement à la portée de leur buteur sud-africain Elton Jantjies.

À chaud, les Palois ne nourrissaient pourtant aucun regret, à l’image du demi de mêlée Thibault Daubagna : « Je pense que l’on va rediscuter de ce que je vais dire mais à chaud, je ne nourris aucun regret quant à ce point de bonus défensif. Avec le recul, j’aurais pris la même décision : on voulait gagner, et je maintiens que l’on méritait la victoire. » Même écho du côté du manager Sébastien Piqueronies : « Nous n’avons pas de regrets. Les garçons sentaient qu’ils pouvaient aller chercher la victoire. » Sauf qu’ils virent leur ultime lancer, à seulement cinq mètres de la ligne du Racing, contré par l’aérien troisième ligne francilien Baptiste Chouzenoux. Et à ce moment-là, ils ignoraient encore que les Bayonnais allaient s’imposer à Toulouse…

Calendriers similaires

Avec le recul, on peut toutefois dire que l’exploit des Bayonnais donne raison aux Béarnais. Parce que s’ils s’étaient bornés à sécuriser ce point de bonus défensif, ils auraient pu nourrir des regrets en se disant qu’ils étaient passés à côté d’un succès ô combien précieux contre le Racing…

Alors, cette treizième place s’évitera-t-elle avec un point ? Avec deux points ? Trois points ? À l’heure où nous écrivons ces lignes, personne ne peut l’affirmer. Ce qui est sûr, c’est que ce succès acquis à Toulouse fait le plus grand bien à l’Aviron bayonnais. Les hommes du manager Yannick Bru sont aujourd’hui douzièmes, et comptent trois points d’avance sur les Palois de Sébastien Piqueronies. Et les deux formations comptent des calendriers similaires. Dans quinze jours, les Palois se déplaceront à La Rochelle, qui sortira de sa finale européenne, tandis que les Bayonnais iront à Montpellier, qui se remettra de finale de Challenge Cup. Et pour la dernière journée, les Palois accueilleront Montpellier quand les Bayonnais affronteront à Jean-Dauger un Stade français qui jouera possiblement encore sa qualification…

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