Montpellier veut (re)vivre l’ivresse

  • Team Montpellier celebrate his victory during the Challenge Cup final match between Harlequins and Montpellier at Stade des Lumieres on May 13, 2016 in Decines-Charpieu, France. (Photo by Jean Paul Th
    Team Montpellier celebrate his victory during the Challenge Cup final match between Harlequins and Montpellier at Stade des Lumieres on May 13, 2016 in Decines-Charpieu, France. (Photo by Jean Paul Th Jean Paul Thomas / Icon Sport - Jean Paul Thomas / Icon Sport
Publié le , mis à jour

En passe d’accomplir sa mission du maintien en Top 14, le club héraultais possède une fantastique occasion de décrocher un titre européen, comme il l’avait déjà fait en 2016. celui-ci validerait également le travail et les efforts d’un groupe qui a su affronter d’innombrables galères.

C’était le 13 mai 2016. Ce soir-là, à Lyon, les Cistes du capitaine Fulgence Ouedraogo avaient décroché le premier trophée de référence du club héraultais : la Challenge Cup, aux dépens des Anglais des Harlequins sur le score de 26 à 19. Un premier titre bâti sur une défense de fer, emmenée par un Bismarck du Plessis qui fût ce jour-là omniprésent dans les rucks et les entrées fracassantes de l’arrière australien Jesse Mogg, aujourd’hui à la Section paloise et auteur ce jour-là d’un doublé, et celle de Benoît Paillaugue, qui redonna un coup de fouet à l’attaque héraultaise en passant après un Nic White qui se montra décevant. C’était un autre temps. Le Sud-Africain Jake White était aux commandes du club, Demetri Catrakilis en commandait l’attaque depuis le post d’ouveur, et Jesse Mogg avait même encore des cheveux sur le caillou !

Si le club héraultais a depuis beaucoup changé, tant dans son staff que dans son effectif, les souvenirs de cette ivresse perdurent. Et ceux qui ont depuis rejoint le MHR y ont été sensibilisés, à commencer par le co-capitaine Guilhem Guirado : « Nous n’avons pas attendus d’être en finale pour évoquer ces souvenirs. Bien sûr, cette semaine est particulière et on nous a remontré des images de ce titre, mais nous connaissions déjà l’histoire, et l’impact qu’a eu ce titre sur le club. Ces titres, ces récits font partie de l’histoire du club. » Olivier Azam, l’actuel entraîneur des avants n’était pas non plus de cette épopée de 2016 : « Les victoires, ce sont toujours de bons souvenirs. C’est le dernier titre du club, donc on a aussi envie de goûter à ça. Ce groupe a connu un hiver difficile, un titre lui permettrait de se payer. »

Entrer dans le gotha européen

Se payer. La formule est bien choisie. Car soyons clair : un effectif de la qualité du MHR ne peut se satisfaire d’un maintien en Top 14, aussi ardu fut-il à décrocher. Non. Avec pareille pléiade d’internationaux, ce groupe ne veut pas que des victoires, il veut des titres. Il tient l’occasion d’en décrocher un deuxième, cinq ans après le premier. Hors de question de laisser filer cette opportunité. Si ce groupe a choisi de disputer la Challenge Cup, c’était pour la décrocher : « D’abord, nous étions très heureux d’être reversés en Challenge, lance Guilhem Guirado, et puis cette compétition nous a permis d’élever notre niveau de jeu, car j’estime qu’elle constitue le niveau intermédiaire entre le Top 14 et le niveau international. » Difficile de donner tort à l’ancien capitaine du XV de France, quand on sait qu’en huitième de finale, les Cistes ont vaincu les Glasgow Warriors, soit plus de la moitié du XV du Chardon ! Et n’allez pas évoquer une « petite » Coupe d’Europe avec lui : « Il n’y a pas de petites compétitions : il suffit de regarder les noms des derniers vainqueurs ! » L’année dernière, Bristol avait dominé le RC Toulon. Bristol caracole aujourd’hui en tête du Premiership. L’année d’avant, Clermont avait dompté le Stade rochelais, qui disputera samedi sa première finale de Champions Cup. Donc, cette finale et ce possible titre peuvent être les premières pierres que poseront les Héraultais pour devenir un grand d’Europe.

Mais attention : sur leur chemin se dresse une montagne du rugby européen : Leicester. Des Tigers qui sont revenus à ce qui faisait leur force : une conquête souveraine et un pack d’airain : « C’est un Leicester classique » observe Azam. « Une équipe fidèle à sa réputation, reprend Guirado. Ils se sont cherchés pendant quelques années mais sont revenus à ce qui faisait leur force, comme le jeu d’avant. On ne risque pas d’être déçus du défi qu’ils vont nous imposer devant. » Mais tel est le prix à payer pour (re) goûter à l’ivresse…

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