La guerre des rucks s’annonce féroce

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Basques et Isérois devront avant tout se montrer souverains dans le jeu au sol, pour espérer faire des différences, ensuite, sur les extérieurs.

À quel type de match aura-t-on droit, samedi ? À une rencontre ouverte avec du jeu, comme à l’aller (14-18), ou à une guerre stratégique à l’image du match retour (22-13), pendant lequel les Grenoblois s’étaient montrés particulièrement défaillants dans leur jeu au pied ? Si une part de la réponse se trouvera dans la météo, on peut d’ores et déjà affirmer qu’un secteur de jeu sera à surveiller de près. Celui de la zone de rucks. Biarrots et Grenoblois ont dans leurs rangs des joueurs réputés pour être les meilleurs sur ce domaine (Dyer, Armitage, Fourie) et le tout promet, évidemment, une bataille palpitante.

Aussi une question d’interprétation

Depuis le début de la saison, les Basques essayent d’être agressifs en défense, à la fois par leurs montées défensives et les contests qu’ils font dans les rucks. Néanmoins, la semaine dernière face à Rouen, ils ont été quelque peu bousculés dans ce domaine en première période. Bien entendu, les Rouge et Blanc n’avaient pas fait de la réception des Rouennais une priorité absolue et n’ont pas fait preuve d’une envie débordante pendant les quarante premières minutes.

Une manière d’expliquer les sept pénalités concédées dans le jeu au sol au cours du premier acte ? Le directeur sportif du BO, Matthew Clarkin, analyse la chose différemment : "Nous avons des spécialistes dans ce secteur, sauf que selon l’interprétation de l’arbitre du jour et l’efficacité de ces joueurs, tu peux vite te mettre en difficulté. Soit tu n’es pas récompensé, soit l’arbitre a son interprétation et on ne s’adapte pas assez rapidement. Au niveau de notre façon d’aborder un match, nous devons essayer de très vite comprendre la vision de l’arbitre. Qu’est-ce qui est acceptable ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quels gestes vont être récompensés ? Quelle marge de manœuvre laisse-t-il ? Tout ça est très subjectif." En ce sens, les Rouge et Blanc seront donc particulièrement attentifs aux premières décisions de M. Cayre, samedi.

Sortir rapidement les ballons

Cependant l’objectif des Basques ou Grenoblois ne sera pas uniquement de récupérer des pénalités en défense. Les deux formations possèdent, en effet, des facteurs X capables de bonifier n’importe quelle action dans les intervalles, à partir du moment où le ballon sort vite d’un ruck. Si les avants se montrent efficaces dans ce secteur, le danger, derrière, sera donc imminent. "Quand on maîtrise les sorties rapides, on peut déplacer le ballon là où il y a des espaces. Qu’ils soient au large ou au milieu, on essaiera de les exploiter, mais il faut avant tout que le ballon sorte rapidement. Tout ce que j’espère, c’est que ce match ne se résumera pas qu’à une guerre de rucks. J’aime le jeu et quand nous sommes capables d’enchaîner les phases. Après, si on peut leur piquer quelques ballons, on ne va pas s’en priver" conclut Clarkin. 

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Pablo Ordas
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