Toulouse, la clé du jeu debout

  • Charlie FAUMUINA of Stade Toulousain during the Top 14 match between La Rochelle and Toulouse on February 27, 2021 in La Rochelle, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Charlie FAUMUINA - Stade Marcel-Deflandre - La Rochelle (France)
    Charlie FAUMUINA of Stade Toulousain during the Top 14 match between La Rochelle and Toulouse on February 27, 2021 in La Rochelle, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Charlie FAUMUINA - Stade Marcel-Deflandre - La Rochelle (France) Icon Sport - Icon Sport
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Plus que jamais, la clé du match pourrait résider dans la capacité de Toulouse à mettre en place son jeu debout, sachant que passer trop facilement par le sol favoriserait les desseins rochelais.

Laquelle des deux équipes s’avancera-t-elle en favori pour la finale de samedi ? À cette épineuse question pour laquelle chacun aura sa propre réponse, les Toulousains ont eu beau jeu de se réfugier derrière les résultats récents des deux formations. Non sans raison, à vrai dire, tant la défaite concédée à Ernest-Wallon la semaine dernière face à Bayonne a fait tache, tandis que les Rochelais peuvent probablement se targuer de la meilleure performance réussie par une équipe tricolore cette saison, en demi-finale face au Leinster. La recette des Maritimes ? D’abord, un jeu au pied de pression efficace, servi par une défense ultra-agressive qui assume ostensiblement de flirter à l’extrême limite du hors-jeu, l’entraîneur Ronan O’Gara étant intimement convaincu que même si son organisation doit parfois concéder certaines pénalités, la balance n’en penche pas moins du côté des avantages plutôt que des inconvénients. Et enfin, des porteurs de balle hors-norme, avec le tracteur Botia derrière et surtout la quadrette Bourgarit-Atonio-Skelton-Vito devant, qui permettent à leur équipe de se situer presque toujours dans l’avancée.

Skelton et Atonio visés en défense ?

De fait ? Une des clés du match pour les Toulousains consistera fatalement à empêcher ces porteurs de balle privilégiés de nuire, quitte à prendre le risque de densifier leur premier rideau. Mais surtout, de retourner cette force brute des Rochelais en leur faveur… En effet, il semble illusoire pour les Stadistes que de compter battre La Rochelle en puissance pure, les Maritimes n’ayant par exemple encaissé aucun essai sur ballon porté cette saison (hormis à Brive voilà deux semaines, dans une configuration largement modifiée). En revanche, la masse et le poids de certains joueurs comme Atonio, Skelton et dans une moindre mesure Botia peut tout à fait constituer un côté obscur de cette force, que les Stadistes chercheront certainement à cibler du côté de Twickenham. Les trois hommes présentent en effet pour point commun d’avoir tendance à plaquer haut, ce qui peut être susceptible de générer des cartons. Surtout, Atonio comme Skelton sont aussi susceptibles de créer des intervalles dans la ligne de défense maritime, leur masse et leur poids impliquant parfois de micro retards que les Toulousains chercheront nécessairement à attaquer. "Skelton pèse de toute sa force et son activité sur les défenses adverses, pointait avant le match l’entraîneur du Stade toulousain Ugo Mola. Le museler ? Je ne crois pas qu’on en ait la prétention. Mais s’y frotter, oui, on va le faire." Et très probablement au travers du traditionnel jeu debout toulousain, sachant que tout passage par le sol favorisera naturellement les desseins rochelais. Ce dont Mola convenait d’ailleurs, à demi-mot. "On est plutôt catalogué comme une équipe massive mais en l’occurrence, selon la configuration d’équipe à certains moments du match, ils sont presque plus massifs que nous. Est-ce que ça va se jouer sur ça ou sur le déplacement ? Je crois qu’à ce niveau de compétition, et avec l’arbitre qui officiera, la discipline sera surtout prépondérante. On va s’y préparer."

Enfin ? Il ne faudrait guère nous pousser pour estimer qu’au vu de toutes ces données, qui augurent d’un combat énorme sur la ligne d’avantage, le match pourrait finalement basculer sur une inspiration individuelle ou un fait de jeu. On se souvient à ce titre que lors du match de championnat qui s’est déroulé en février à La Rochelle (11-14), les Toulousains n’avaient fait pencher la balance qu’à la 74e, par le biais d’un coup de pied rasant de Holmes pour Huget botté dans le dos d’un Doumayrou sonné sur la même action. Las pour le Stade, ni Holmes ni Huget ne figureront sur la feuille de match, tandis que Doumayrou compte bien ne pas revivre pareil coup du sort. Si bien qu’il semble plus que jamais impossible de prédire qui fera basculer la finale, après la sacro-sainte heure de jeu…

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