Toulouse : une ère de famille

  • Le Stade toulousain d’aujourd’hui où l’on retrouve Ugo Mola, le manager et Didier Lacroix le président et d’autres encore de cette génération qui occcupent différentes fonctions au sein du club.
    Le Stade toulousain d’aujourd’hui où l’on retrouve Ugo Mola, le manager et Didier Lacroix le président et d’autres encore de cette génération qui occcupent différentes fonctions au sein du club. Midi Olympique
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Sept des vainqueurs de Cardiff en 1996 sont encore au club aujourd’hui. Une rareté qui en dit long sur la culture du Stade toulousain.

Le chiffre peut sembler symbolique. Sur les vingt-deux noms couchés sur la feuille de match le jour de la finale remportée contre Cardiff en 1996, sept font encore partie aujourd’hui de l’organigramme toulousain : Didier Lacroix, Thomas Castaignède, Jérôme Cazalbou, Ugo Mola, Franck Belot, Emile Ntamack et Christophe Guiter. Il est même tentant d’y ajouter Eric Artiguste et Hugues Miorin qui étaient en charge des Espoirs jusqu’en 2018 pour le premier, et 2019 pour le deuxième. Voilà qui représente plus d’un tiers du groupe toujours à la manœuvre au club, qu’ils soient président, dirigeants, encadrants, entraîneurs, en charge des jeunes ou autres.

Le Stade toulousain de Didier Lacroix et Jérôme Cazalbou.
Le Stade toulousain de Didier Lacroix et Jérôme Cazalbou. Midi Olympique

Au-delà de toute considération statistique, cela révèle surtout la réalité de cette institution, laquelle a constamment grandi avec ses « enfants » aux manettes. La raison pour laquelle Didier Lacroix livrait ces mots à son accession à la présidence en 2017 : « Je suis né et j’ai grandi dans ce club. Je suis passé dans tous les postes. En tant que joueur de l’école de rugby, éducateur, joueur professionnel, entraîneur, dirigeant, salarié extéro-interne, j’ai vécu avec tout le monde. » Et cette génération dorée de 1996 se retrouve donc naturellement aux responsabilités vingt-cinq ans plus tard. Aussi parce que Toulouse a toujours privilégié ceux qui ont porté le maillot, jusqu’au choix de ses coachs. Lacroix encore : « Est-ce le résultat d’un règlement du club ? Non. Mais est-ce une volonté de ses dirigeants ? Oui. »

Singularité qui vaut parfois moqueries et remarques acerbes sur une pratique jugée désuète par certains. « On a souvent été taxés de consanguinité ou de manque d’ouverture, sourit Ugo Mola. Quand ça marche, on le loue. Quand ça perd, on nous dit qu’il faudrait aller voir ce qui se fait ailleurs. »

Mola : « On se côtoie depuis qu’on est gamins »

N’empêche, cette politique porte ses fruits. La preuve : comme en 1996, le Stade toulousain est encore en finale de Coupe d’Europe en 2021. De là à parler d’héritiers… « La volonté de transmettre est fondamentale ici depuis longtemps, assure Mola. Que ce soit un gamin de huit ans à l’école de rugby ou Joe Tekori qui en a 37 chez les professionnels, ils peuvent tomber sur Jérôme Cazalbou, Emile Ntamack ou Ugo Mola, l’idée directrice sera toujours la même. » Et ceci offre aussi de jolis clins d’œil. Mola poursuit : « Emmener Romain Ntamack en finale de Coupe d’Europe quand on connaît toute l’histoire familiale, celle du club… J’ai l’impression qu’on ne vit ça qu’ici. »

L’autre avantage, c’est de se connaître par cœur après avoir tout connu ou presque ensemble, même si plusieurs ont également traversé des expériences ailleurs. Mola en rigole : « Parfois, disons qu’on a des discussions animées et sans barrières. Mais on se côtoie depuis qu’on est gamin ! » Pas seulement depuis qu’ils sont champions d’Europe.

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