Montpellier au bout du suspens

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Bien que dominés une bonne heure dans le jeu d'avant, les Montpelliérains ont su garder leur sang-froid et faire preuve de réalisme pour soulever leur deuxième Challenge Cup, cinq ans après le premier titre. Avec ce titre, le MHR s'offre un vrai rayon de soleil.

Le décor de cette première finale a été rapidement posé : sur le premier mouvement montpelliérain, le colosse Paul Willemse annonçait la couleur en administrant une charge stratosphérique sur le pittbull de Leicester, le redoutable pilier gauche Ellis Genge. Sauf qu'une poignée de secondes plus tard, le géant fidjien Nemani Nadolo assommait quasiment coup sur coup Alexandre Bécognée et Fulgence Ouedraogo. Bienvenue à Twickenham, messieurs ! Et s'ils n'avaient pas encore compris qu'ils affrontaient là une équipe désireuse de retrouver ses lettres de noblesse dans ce qui a fait sa force il y a deux décennies – le combat et le jeu d'avant -, les Montpelliérains ont été rapidement recadrés par deux mauls pénétrants qui gagnèrent une bonne vingtaine de mètres chacun !

Mais ce MHR là en a connu d'autres. L'entame pied au plancher des Tigers faisait penser à celle que les joueurs de Bath leur avait réservé en demi-finale européenne. Là encore, les Cistes ont plié mais pas rompu. Et même malgré plusieurs pénalités concédées, les coéquipiers de Guilhem Guirado se sont motnrés ultra-réalistes pour marquer un essai par Vincent Rattez sur leur deuxième temps fort, après une percée en fond d'alignement d'Arthur Vincent bien relayé par Fulgence Ouedraogo.

Montpellier a maîtrisé la fin de la rencontre

Sauf que Leicester ne s'est pas laissé violenter de la sorte. Désormais dirigés par le rugueux ancien deuxième ligne de l'Angleterre et des Saracens, cette équipe a donc renoué avec sa tradition : celle du jeu d'avant. Pource faire, les Tigers ont usé et abusé des mauls. Et à chaque fois, ils ont avancé, et poussé le MHR à la faute. Au point de provoquer la sortie provisoire d'Alexandre Bécognée à la 29ème et de remonter le terrain quelques minutes plus tard pour envoyer leur deuxième ligne Harry Wells derrière la ligne. 10-10, tout était à refaire.

Et la deuxième mi-temps n'a pas redémarré sous les meilleurs auspices. Jacques du Plessis (entré plus tôt en raison d'une commotion de Ouedraogo) commetait un en-avant. Pénalité en mêlée, pénaltouche Leicester, et Nadolo était à deux doigts de marquer. Puis vint la 45ème minute, où le ciel sembla tomber sur les Héraultais : Arthur Vincent s'assomma en plaquant Matias Moroni, carton jaune pour Guirado sur l'action suivante, et essai du numéro huit sud-africain des Tigers Jasper Wiese. Mais là encore, une pénalité de Paillaugue passée quelques minutes plus tard entretenait l'espoir. Un espoir qui allait renaître moins de sept minutes plus tard, avec cet essai marqué par Johann Goosen, bien servi par Anthony Bouthier qui fut lui même mi dans l'intervalle par un Jan Serfontein des grands soirs et une percée de Gabriel Ngandebe. Le MHR repassait devant au score, et le staff montpelliérain envoyait sa charnière springbok Reinach – Pollard pour gérer la fin de la rencontre. Chose que les deux hommes ont fait à merveille alors qu'en face, George Ford perdait complètement le fil de la rencontre. Les Cistes n'avaient plus qu'à faire une « Munster » durant les dernières minutes de la rencontre, en cachant la balle derrière des cellules de trois golgoths qui venaient taper sur le premier rideau... Montpellier pouvait enfin exulter. Le MHR venait d'arracher son deuxième trophée européen et, par la même, de gagner sa place en Champions Cup pour l'année prochaine. De quoi augurer des lendemains qui chantent au bord de la Méditerranée...  

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Par Simon VALZER, envoyé spécial à Twickenham.
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