Colomiers : la tête haute, et des idées pour la suite

  • À l'image d'un Johan Deysel incisif, à l'envie décuplée mais peut-être aussi un peu trop gourmand, les Columérins n'ont pas à rougir du tout de leur prestation. À l'image d'un Johan Deysel incisif, à l'envie décuplée mais peut-être aussi un peu trop gourmand, les Columérins n'ont pas à rougir du tout de leur prestation.
    À l'image d'un Johan Deysel incisif, à l'envie décuplée mais peut-être aussi un peu trop gourmand, les Columérins n'ont pas à rougir du tout de leur prestation. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Les Haut-Garonnais auront réussi, malgré une préparation tronquée, à se hisser à la hauteur de l'adversaire et de l'enjeu. Si les regrets étaient légitimes au coup de sifflet, ils savent qu'ils peuvent aussi apprendre de leurs erreurs et construire dessus.

Et la belle machine columérine s’est subitement déréglée. En subissant à même pas deux minutes d’intervalles, deux coups du sort - deux de plus dans une saison éminemment complexe, qui ne les aura pas épargnés du début à la fin avec de nombreux aléas derrière lesquels ils ont toujours refusé de se réfugier - les joueurs du club à la colombe ont vu leurs espoirs non pas s’envoler définitivement, mais leurs ambitions prendre un sérieux coup de plomb dans l’aile. Nous voulons bien sûr parler de la sortie sur blessure de Jules Soulan et du carton jaune attribué à Thomas Girard pour des hors-jeu de ligne répétés en fin de premier acte.

Une première mi-temps de la lumière à l’ombre

« Cela nous a fait très mal parce que malheureusement, et même s’il ne faut pas se chercher d’excuses, à cause du Covid, nous n’avions qu’un demi d’ouverture de métier dans l’équipe. « Julo » avait en plus bien enquillé ses coups de pied, il était dans son match. Le fait de le perdre, puis de voir Thomas sortir sur carton nous a compliqué l’affaire », délivrait de manière lucide quelques instants après les rudes débats le numéro 8 Bastien Vergnes, toujours dans l’avancée et qui va désormais rejoindre les rangs de l’Union Bordeaux-Bègles.

« C’est un élément déterminant de la rencontre », rajoutait Julien Sarraute, l’entraîneur principal conscient que ses troupes étaient déstabilisées et que son équipe, si généreuse, entreprenante, juste, et pertinente dans ses choix - comme en témoigne l’essai inscrit par Beka Sheklashvili, un modèle d’alternance et d’envergure offensive - pendant les trente-sept premières minutes de la rencontre aurait bien du mal à s’en relever. Les dix premières minutes de flottement du second acte sont là pour en attester.

Des détails à travailler

Et le pire, du moins le plus frustrant dans tout cela, c’est que les joueurs du président Carré auraient pu même immiscer un plus grand doute encore dans l’esprit des Oyonnaxiens à 25 à 19 pour les hôtes à l’aube du dernier quart d’heure, si Josua Vici, puis Anthony Coletta n’avaient pas à quelques secondes d’intervalle eu du déchet dans leurs transmissions et prises de décisions.

Ces dernières respectées et comprises par le staff. « Nous avons deux opportunités de pouvoir scorer et on ne les met pas au fond. C’est rageant, d’autant plus qu’Oyonnax a contrario a su convertir ses opportunités. On avait du cœur, une bonne tactique mais cela n’a pas suffi. Il nous a manqué de l’efficacité technique sur les derniers gestes, de la maîtrise sur des détails. Nous sommes capables de faire de belles choses mais on doit tous élever individuellement notre niveau d’exigence. C’est ça le haut-niveau. Avec l’adversité que nous avons connue, cela renforce le goût d’inachevé et l’équipe peut nourrir de gros regrets », analysait presque 24 heures plus tard Julien Sarraute. Le technicien refusait toutefois de jeter la pierre sur ses joueurs. Et préfère leur « tirer un grand coup de chapeau. Ils ont su relever le challenge dans des conditions de préparation loin d’être optimales.

C’est ce qui rend aussi cette frustration plus intense parce que gagner ce match-là aurait été un immense exploit. Nous avions à cœur d’offrir une demi-finale au président et à l’ensemble du club. » Colomiers aura une nouvelle chance d’y parvenir dès la saison prochaine. Tout est loin d’être perdu.

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