Oyonnax dans la dynamique

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Forte de l’élan d’une suite de six victoires l’équipe de l’Ain aborde la demi-finale dans une position assumée de challenger.

 

Dans ses souvenirs, Oyonnax pourra trouver certaines similitudes avec le rendez-vous qui l’attend à Perpignan. En 2003, le club de l’Ain avait gagné son billet pour la ProD2 en éliminant Bourg-en-Bresse qui pourtant l’avait battu à deux reprises lors de la phase régulière. En 2009, en étant la première équipe de ProD2 à remporter une demi-finale en déplacement, à Agen, alors entrainé par Christian Lanta, Oyonnax s’était ouvert les portes de la finale…disputée à Montpellier. Si ces rappels du passé peuvent éveiller certains espoirs, ils ne sauraient occulter les réalités du présent. Thierry Emin, le président, se charge de les rappeler : « Depuis le début de la saison on sait que Perpignan doit monter en Top 14. C’est la plus grosse équipe du championnat. Elle nous a battus deux fois. Elle s’est préparée pour cet objectif. Elle n’a pas droit à l’erreur…nous nous n’avons rien à perdre ».

Cette approche, l’ensemble du groupe la partage. A l’Oyomen Factory tous les joueurs usent des mêmes termes pour présenter Perpignan comme le favori, Oyonnax comme le challenger aussi déterminé que décomplexé. Avant le match de barrage face à Colomiers, personne dans le camp de l’Ain n’avait voulu se hasarder à se projeter vers cette demi-finale en forme défi. La victoire, la sixième consécutive a permis de franchir le cap, de gonfler le capital confiance, mais aussi de tirer certains enseignements.

« Nous avons pris ce match contre Colomiers comme il fallait le faire, en restant concentrés sur que nous avions mis en place. On  ne va pas nier qu’en première période nous avons connu la pression, mais à aucun moment nous n’avons perdu notre maitrise. Le fait de n’avoir concédé que cinq pénalités lors de ce match en atteste. Maintenant nous allons affronter chez elle l’équipe qui a terminé en tête de la phase régulière. Ce sera encore un match de pression, mais dans lequel Perpignan aura forcément à en supporter plus que nous » retient Joe El Abd.

Le patron des Oyomen ne fait pas mystère des grandes lignes du discours qu’il a pu tenir à ses joueurs tout au long de la semaine : « il sera primordial de savoir gérer nos temps forts comme nos temps faibles, et surtout de rester dans notre plan de jeu. Nous avons rencontré deux fois cette équipe et nous savons ce que nous devons faire. Perpignan est une équipe particulièrement solide sur la ligne d’avantage. Il faudra être en mesure de gagner les collisions…ce que nous n’avions pas su faire en première période face à Colomiers ».

L’approche tactique, le niveau d’engagement font partie des incontournables lors d’un tel rendez-vous mais d’autres composantes peuvent également peser dans la balance du match. Celle de la motivation relève de l’évidence : « ce sera un moment fort et excitant que nous avons gagné le droit de vivre » assure Joe El Abd en rappelant aussi « contre Colomiers, les joueurs ont démontré leur caractère, leur maitrise. Dans un  match éliminatoire ce sont des atouts qui comptent. Il ne faut pas se laisser gagner par la peur de la défaite. »

 

 Jean-Pierre DUNAND.
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