Bourg logiquement, Narbonne revient de loin

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Si Bourg a toujours mené le bal lors de la phase régulière, Narbonne a mis du temps à se mettre en route, avant de retrouver de belles couleurs en 2021.

Avant de s’imposer dimanche soir contre Albi et Narbonne, Bourg-en-Bresse et Nice ont dû parcourir un marathon commencé le 13 septembre dernier, forcément perturbé par la pandémie. Retour sur les parcours des deux promus dans les rangs professionnels.

Pour parvenir à jouer et remporter la demi-finale à domicile, les Bressans n’ont pas traîné en route et pris tout de suite la tête du peloton des favoris. S’ils n’ont finalement pas terminé à la première place – pour un dixième de point au classement ! — ils sont l’équipe qui a décroché le plus de victoires (16). Ils ont fait preuve d’une régularité quasi métronomique. Ils sont les seuls des quatre formations présentes dans le dernier carré à avoir toujours figuré dans les quatre premiers du classement, depuis le soir de la première journée et une victoire à domicile contre Blagnac. Mieux, hormis au soir de la vingtième journée, le 14 mars, après une défaite à Nice, ils ont toujours trusté une des deux premières places, synonyme d’avantage du terrain lors du match de la montée. C’est d’ailleurs à cette période, au cœur mois de mars qu’ils ont donné les seuls signes de – relative – faiblesse au cours d’une saison bien maîtrisée. Avant de céder sur la Côte d’Azur, ils avaient été surpris une semaine plus tôt au stade Marcel-Verchère par des Massicois qui rêvaient alors de remontada (29-31). Ensuite, ils avaient décroché deux succès laborieux sur leur pelouse contre des mal classés, leurs voisins rhônalpins, Bourgoin (27-21) puis Aubenas (21-14). Ces victoires étriquées marquaient le début de la montée en puissance de l’USB. Elle terminait le championnat en boulet de canon par six victoires consécutives. Les trois dernières étaient acquises sur des scores fleuves et permettaient au futur promu de décrocher trois des quatre bonus offensifs obtenus cette saison.

Patience narbonnaise

Au soir de la quatrième journée, on défie quiconque de nous jurer qu’il voyait les Narbonnais décrocher leur billet pour le Pro D2. À la surprise générale, Aubenas, qui a finalement terminé le championnat à la dernière place, venait s’imposer au Parc des Sports et de l’Amitié. Et Narbonne pointait dans les profondeurs du classement, avec un seul succès en trois matchs. Le Covid avait perturbé le début de saison des Narbonnais qui avaient vu leur premier match, à Dax, être reporté. Ils se sont donc livrés à une vraie course à handicap. Il fallut attendre dix matchs pour les voir intégrer le top 4. Le 31 janvier, au soir d’un succès bonifié contre Suresnes, ils comptaient 31 points et intégraient le club des qualifiables. Mais ils durent lutter jusqu’au bout pour y rester. Derrière eux, Massy revenait fort et Dax se mêla à la lutte jusqu’au bout. Défaits trois fois à l’extérieur à la fin de l’hiver, à Dax, Albi et chez l’alors lanterne rouge, Chambéry, les Narbonnais se firent peur. Mais ils tirèrent bien profit d’un calendrier favorable avec quatre réceptions en cinq matchs pour terminer le championnat. Après s’être imposés contre Tarbes à domicile, ils réalisèrent un gros coup en s’imposant sur la pelouse de l’ogre niçois, où ils avaient donc déjà des repères… Ce succès fut malheureusement assombri par la terrible blessure du deuxième ligne anglais, James Lasis, touché aux cervicales lors d’une mêlée en fin de match. Narbonne ne tremblait pas contre Bourgoin puis Massy sur sa pelouse pour valider son ticket pour les demi-finales. Une dernière large défaite contre Bourg-en-Bresse n’entama pas la confiance des Narbonnais qui ont su attendre leur heure et répondre présent quand il le fallait.

Avant de s’imposer dimanche soir contre Albi et Narbonne, Bourg-en-Bresse et Nice ont dû parcourir un marathon commencé le 13 septembre dernier, forcément perturbé par la pandémie. Retour sur les parcours des deux promus dans les rangs professionnels.

Pour parvenir à jouer et remporter la demi-finale à domicile, les Bressans n’ont pas traîné en route et pris tout de suite la tête du peloton des favoris. S’ils n’ont finalement pas terminé à la première place – pour un dixième de point au classement ! — ils sont l’équipe qui a décroché le plus de victoires (16). Ils ont fait preuve d’une régularité quasi métronomique. Ils sont les seuls des quatre formations présentes dans le dernier carré à avoir toujours figuré dans les quatre premiers du classement, depuis le soir de la première journée et une victoire à domicile contre Blagnac. Mieux, hormis au soir de la vingtième journée, le 14 mars, après une défaite à Nice, ils ont toujours trusté une des deux premières places, synonyme d’avantage du terrain lors du match de la montée. C’est d’ailleurs à cette période, au cœur mois de mars qu’ils ont donné les seuls signes de – relative – faiblesse au cours d’une saison bien maîtrisée. Avant de céder sur la Côte d’Azur, ils avaient été surpris une semaine plus tôt au stade Marcel-Verchère par des Massicois qui rêvaient alors de remontada (29-31). Ensuite, ils avaient décroché deux succès laborieux sur leur pelouse contre des mal classés, leurs voisins rhônalpins, Bourgoin (27-21) puis Aubenas (21-14). Ces victoires étriquées marquaient le début de la montée en puissance de l’USB. Elle terminait le championnat en boulet de canon par six victoires consécutives. Les trois dernières étaient acquises sur des scores fleuves et permettaient au futur promu de décrocher trois des quatre bonus offensifs obtenus cette saison.

Patience narbonnaise

Au soir de la quatrième journée, on défie quiconque de nous jurer qu’il voyait les Narbonnais décrocher leur billet pour le Pro D2. À la surprise générale, Aubenas, qui a finalement terminé le championnat à la dernière place, venait s’imposer au Parc des Sports et de l’Amitié. Et Narbonne pointait dans les profondeurs du classement, avec un seul succès en trois matchs. Le Covid avait perturbé le début de saison des Narbonnais qui avaient vu leur premier match, à Dax, être reporté. Ils se sont donc livrés à une vraie course à handicap. Il fallut attendre dix matchs pour les voir intégrer le top 4. Le 31 janvier, au soir d’un succès bonifié contre Suresnes, ils comptaient 31 points et intégraient le club des qualifiables. Mais ils durent lutter jusqu’au bout pour y rester. Derrière eux, Massy revenait fort et Dax se mêla à la lutte jusqu’au bout. Défaits trois fois à l’extérieur à la fin de l’hiver, à Dax, Albi et chez l’alors lanterne rouge, Chambéry, les Narbonnais se firent peur. Mais ils tirèrent bien profit d’un calendrier favorable avec quatre réceptions en cinq matchs pour terminer le championnat. Après s’être imposés contre Tarbes à domicile, ils réalisèrent un gros coup en s’imposant sur la pelouse de l’ogre niçois, où ils avaient donc déjà des repères… Ce succès fut malheureusement assombri par la terrible blessure du deuxième ligne anglais, James Lasis, touché aux cervicales lors d’une mêlée en fin de match. Narbonne ne tremblait pas contre Bourgoin puis Massy sur sa pelouse pour valider son ticket pour les demi-finales. Une dernière large défaite contre Bourg-en-Bresse n’entama pas la confiance des Narbonnais qui ont su attendre leur heure et répondre présent quand il le fallait.

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Sébastien FIATTE
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