Eschalier : "Nous avons fait une demande pour obtenir une capacité d’accueil plus grande"

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Emmanuel Eschalier (Directeur Général de la LNR) - Si la jauge pour les demi-finales du Top 14 à Lille a été fixée par les autorités à 5000 spectateurs présents, La LNR espère toutefois une évolution positive de la situation sanitaire pour satisfaire le maximum de supporters.

En raison de la jauge à 5 000 places imposée par le gouvernement jusqu’au 30 juin, la LNR a-t-elle envisagé de ne pas organiser les demi-finales à Lille pour choisir un stade plus petit ?

Jamais ! Les demi-finales sont un événement qui se prépare plusieurs mois à l’avance. Lille a été choisi à l’issue d’un processus de consultation où le stade et la Métropole ont fait beaucoup d’efforts pour accueillir l’événement. Nous sommes donc dans une forme de partenariat, la Ligue se doit donc de se comporter en tant que tel. Dès lors que les conditions de déconfinement ont été annoncées, nous avons discuté avec les responsables du stade et de la Métropole pour adapter notre collaboration à la situation. Mais il était évident pour la LNR de maintenir l’organisation de ces demi-finales à Lille, quand bien même les conditions sont inhabituelles. Et même avec une jauge réduite, ça restera une très belle fête pour tous ceux qui pourront être présents. De toute façon, nous retournerons à Lille dans les années à venir avec un stade à guichets fermés.

Combien de places ont été vendues pour ces deux demi-finales ?

Nous avions décidé de stopper les ventes à la fin du mois de mars en raison de l’évolution de la situation sanitaire qui, nous nous en doutions, ne permettrait pas d’accueillir 50 000 spectateurs. Mais lors de l’arrêt de la vente, nous étions déjà à 30 000 places réservées au total sur les deux rencontres, dont 24 000 pour le grand public. Ce chiffre montre l’enthousiasme suscité par l’événement

Espérez-vous obtenir des autorités une jauge plus grande que les 5 000 spectateurs autorisés jusqu’à aujourd’hui ?

Nous avons fait une demande officielle pour obtenir une capacité d’accueil plus grande. Nous sommes également en discussion avec les autorités locales et le stade qui est un acteur très important dans la mise en œuvre du protocole sanitaire. 5 000 personnes, ça représente 10 % de la capacité du stade qui est en plein air. On espère donc aller au-delà, mais nous sommes conscients que tout dépendra du contexte sanitaire. Ce n’est pas tant la présence dans le stade qui pose souci, c’est plus ce qui se passe avant et après, les sens de circulation, les transports, etc...

Avez-vous fait cette même demande pour la finale du Top 14 ?

Oui.

Êtes-vous optimiste ?

Si nous ne le sommes pas, personne ne le sera à notre place. Globalement, les autorités sont favorables au retour du public dans les stades et sur les grands évènements. Notre rôle, c’est d’apporter toutes les garanties possibles. Mais les décisions sont prises en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. C’est la règle du jeu.

Quelle sera la politique de remboursement pour les supporters ayant acheté leurs places qui ne pourront être satisfaits ?

Tout a été anticipé, mais il n’y a malheureusement pas de bonne solution. Et ce sera une déception pour ceux que l’on ne pourra pas accueillir. Nous avons été transparents : la règle qui a été énoncée dans les conditions générales de vente, c’est de donner la priorité aux premiers acheteurs dans chacune des différentes catégories de places. Les autres seront remboursés.

La LNR organisera-t-elle un village avec des festivités comme elle en a l’habitude ?

Malheureusement, non. Ça n’aurait pas été raisonnable, ni adapté au contexte sanitaire. Les quatre étapes du village LNR organisées au printemps, dont celle des demi-finales, sont reportées au mois de septembre. Toutefois, le public sera bien accueilli. D’autres animations, mieux adaptées au contexte, sont programmées. Et il y aura même quelques innovations et des surprises.

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Arnaud BEURDELEY
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