Et ça continue encore et encore pour les Parisiens

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Dans une rencontre débridée, le Stade français s’est logiquement imposé, sans point de bonus offensif, mais toujours avec la perspective d’une qualification.

Qui aurait parié son PEL sur le Stade français encore en course pour la qualification à quatre-vingt minutes du dénouement de la saison ? Que les menteurs lèvent le doigt. Même Joris Segonds, auteur d’une prestation au presque parfait vendredi soir avec notamment un dix sur onze face aux perches et une aisance de plus en plus grande dans l’animation offensive, n’y croyait pas. Il ne s’en était pas caché en amont de la rencontre. Au soir de la défaite à domicile face à Clermont, l’ouvreur stadiste avait fait une croix sur son ambition de goûter à une phase finale de Top 14. Pourtant, les Soldats roses sont toujours bien en vie. Plus que jamais. Certes, ils n’ont pas été en mesure d’aller chercher un point de bonus offensif contre des Lyonnais qui jouaient aussi leur avenir, mais ils n’ont jamais trembler et se sont permis de filer presque cinquante points à une équipe trustant le Top 6 lors des trois dernières saisons disputées. Rien que ça. « Il n’y a pas de honte à dire que nous avons été battus par plus fort, a même dit Pierre Mignoni. Paris mérite sa victoire et mérite de se qualifier pour la phase finale. »

Une confiance qui soude

Des mots qui font sens. La confiance qui a longtemps fait défaut aux joueurs de Gonzalo Quesada cette saison semble aujourd’hui les habiter. Cinq victoires consécutives, ça marque les esprits, ça soude une équipe. « De l’extérieur, les gens oublient parfois que nous avons fait plutôt un parcours linéaire sur la première moitié de saison, a souligné le technicien argentin. Nous étions 4e du classement à la fin de la phase aller. C’était peut-être trop par rapport à notre niveau. Seulement, nous avons eu ensuite des affaires qui n’ont pas été simples à gérer au niveau du vestiaire (l’affaire des tweets racistes de Matera, le départ de Fickou au Racing, N.D.L.R.). Une dynamique s’est alors cassée. Mais on savait, même après la défaite contre Clermont que nous n’étions pas morts. Aujourd’hui, le travail sur notre identité, sur la culture d’équipe que l’on essaie d’instaurer, même si on a encore beaucoup à faire, ça commence à se voir. » Les Lyonnais peuvent témoigner, eux qui se sont fait parfois tordre en mêlée fermée, qui ont souffert dans le jeu au sol, qui ont souvent subi les impacts. Soyons clair, le Stade français a brillé en réalisant des choses simples, en s’appuyant sur un paquet d’avants ultra-dominateur, un excellent buteur et une défense globalement solide, même si le Lou a tout de même inscrit quatre essais. Une recette qui fait souvent merveille en phase finale…

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