Le Lou a la patte qui traîne

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Recomposée et fragile, cette équipe du LOU a fini sa saison comme elle l'a traversée, sur un champ d'action trop limite.

Cette équipe du LOU bricolée par Pierre Mignoni piochant dans les restes de son effectif décimé, n’a pas réussi à dépasser ses limites du moment. Cette incapacité à transcender ses insuffisances, ce que l’adversaire d’en face à réussi plus ou moins à faire sur l’ensemble de sa fin saison, n’a laissé aucune amertume ni regret en ce soir de grande désillusion. « Nous n’avons pas perdu la qualification ce soir à Jean-Bouin », ont répété le manager et le troisième ligne Dylan Crétin. Et on ne gagne pas à Paris un match à quitte ou double contre une équipe de revenants convaincus de leur bonne étoile, en alignant titulaires une boule de flipper au poste de troisième ligne centre, ou un buteur de seconde zone. Josua Tuisova assez inoffensif en débutant au milieu des gros, avant de retrouver une place à l’aile plus conforme à ses capacités, et Jean-Marc Doussain frappant sur le poteau sa première tentative de transformation, alors qu’il se trouvait dix mètres en face des perches, ont figuré à leurs corps défendant, ce que la volonté aussi formidable soit elle, trouve de limite dans une action non conforme. Charlie Ngatai aussi a composé dans un registre assez limité sa deuxième titularisation de la saison au poste d’arrière. Jean-Marc Doussain buteur et Jonathan Wisniewski sur le banc, c’était là une incongruité de premier ordre alors que l’adversaire tenait en face en la personne de Joris Segonds, un bourreau de premier plan. 

Premier échec

« Mais c’est un miracle que Jonathan ait pu jouer trente minutes, personne n’y pensait », souriait Pierre Mignoni, à la question de savoir s’il regrettait de n’avoir pas osé totalement le pari fou du retour de son ouvreur, en le titularisant. Fataliste par nécessité, comme il ne l’est guère, le manager lyonnais a donc vécu le premier échec de sa carrière, sur cette partie à soixante-dix points où la rigueur et la cohérence qui lui sont chers, n’ont pas toujours servi de canevas au fil de la création. Trois fois qualifiée sur les trois dernières saison, son équipe vient de descendre dans la hiérarchie au point de n’être pas certaine de pouvoir jouer la grande coupe d’Europe la saison prochaine. Pour la première fois, son Lou traîne la patte. 

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Guillaume Cyprien
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