La Rochelle veut faire le job

  • Pour le coach Grégory Patat, peu importe la méthode, l’objectif reste le Brennus. Photo Icon Sport
    Pour le coach Grégory Patat, peu importe la méthode, l’objectif reste le Brennus. Photo Icon Sport
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La victoire bonifiée contre Pau, samedi dernier, a permis aux Rochelais de cicatriser en grande partie la désillusion européenne. Reste toutefois à nourrir cette dynamique nouvelle.

La page est tournée, de l’aveu du capitaine Sazy. Et c’est avant tout ce que retenaient les Rochelais, à l’issue du bonus offensif arraché au bout du suspense, samedi passé, face à Pau (51-27). À l’issue, surtout, d’une semaine "très particulière" comme l’expérimenté deuxième ligne n’en avait d’ailleurs jamais vécu, dans sa carrière. "Beaucoup blessés", dixit Reda Wardi, par la défaite en finale de Champions Cup, les Jaune et Noir s’en s’ont finalement relevés sans trop sourciller, une fois sur leur pelouse. En infligeant même, à la Section, son plus lourd revers de la saison. Une semaine avant ce déplacement en Auvergne qui pourrait ouvrir les portes du dernier carré du Top 14 au club à la caravelle.

Pour la troisième fois sur les cinq dernières saisons. "Cette fin de championnat est énorme, tous les matchs sont à enjeu mais je pense qu’on a passé le plus dur, quand même, positive l’entraîneur des avants, Grégory Patat. Bien sûr que ça va être difficile d’aller à Clermont, les résultats passés nous ont montré que nous n’étions pas performants là-bas (lire ci-dessous) mais le plus dur est derrière nous car il fallait vraiment évacuer cette défaite en Coupe d’Europe. Maintenant, c’est un quart de finale si l’on veut se qualifier directement en demie."

"J’ai vu que La Rochelle n’avait jamais gagné à Clermont, relève l’entraîneur en chef du Stade Rochelais Ronan O’Gara. Si c’est le moment ? C’est le moment pour beaucoup de choses (rires), surtout après la défaite en finale. On a fait beaucoup de premières cette saison. Pour Clermont, c’est comme une finale. Ce match est très excitant. L’objectif, pour nous, après la finale, c’était de gagner les deux dernières rencontres (de la phase régulière, N.D.L.R). C’est possible bien sûr de faire quart, demie et finale mais toute la logique dit que c’est mieux d’avoir un week-end off." Qui plus est après un mois de mai surchargé et six matchs disputés.

"Peu importe par quel chemin

on va passer"

Un point de bonus défensif suffit désormais aux Maritimes pour éviter un barrage. Mais, au Michelin, "ROG" a surtout en tête l’envie de soigner la nouvelle dynamique enclenchée une semaine plus tôt, à Deflandre. Patat aussi. Sans pour autant se faire de nœuds au cerveau. "Peu importe par quel chemin on va passer - barrage ou demie - l’objectif, c’est le Brennus, clame le technicien gersois. Des équipes qui ont fini 6e ont montré qu’elles étaient capables d’aller au bout. Peut-être que l’on aura l’opportunité de se qualifier directement, c’est à nous de faire le job à Clermont. Mais au pire, on recevra à Deflandre. De toute façon, les joueurs veulent se payer. On n’a pas fait tout ça pour rester au pied du podium."

Au Michelin, pour exister et éventuellement sortir l’ASM de la course au Bouclier, la meilleure défense de la division devra resserrer les rangs et mieux assurer les sorties de camp. Samedi dernier, La Rochelle est tombée dans le piège tendu par la Section, en voulant contre-attaquer sur les coups d’envois. "Ils avaient quatre ou cinq mecs sur le troisième rideau mais c’était un leurre, décrypte Grégory Patat. On n’arrivait pas à mettre de la vitesse pour jouer ces surnombres et on s’est fait contrer." La leçon est retenue.

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Romain ASSELIN
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