Les supporters catalans feront le déplacement

  • En plus des supporters qui donneront de la voix depuis les tribunes, certains ont déjà réservé 50 places à la Brasserie du MHR pour aussi se faire entendre. Photo Michel Clementz
    En plus des supporters qui donneront de la voix depuis les tribunes, certains ont déjà réservé 50 places à la Brasserie du MHR pour aussi se faire entendre. Photo Michel Clementz MIDOL - Clementz Michel
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Malgré une jauge réduite leur interdisant l’accès au stade, beaucoup de supporters catalans se rendront à Montpellier pour encourager leurs protégés.

Ces rencontres de printemps, ensoleillées et pleines d’enjeux, le club de l’Usap a pour l’habitude de les disputer, en Top 14 et désormais en Pro D2. On se souvient de la dernière finale de Pro D2 disputée par Perpignan en 2018, dans un Ernest-Wallon couleur sang et or, qui leur avait rouvert les portes de l’élite du rugby hexagonal (38-13 contre Grenoble). Mais cette année, pas de grande transhumance catalane dans la ville hôte de la finale; pas de cargolade et autres grillades entre supporters, pas non plus de chants dans le stade, pour cette finale d’accession face à Biarritz (samedi à 17 h 30).

La faute à une pandémie qui sévit depuis un an et demi, mais aussi à une jauge imposée qui a du mal à passer chez les supporters. D’autant que la Ligue Nationale de Rugby a fait une demande de dérogation pour l’événement : demande refusée. "On ne comprend pas la décision du préfet. à quatre jours près, on aurait pu bénéficier de la jauge à 5 000 places", regrette Alain Jiménez, membre du groupe de supporters Les Us@pistes. Pour Jean-Marc Pastoret, président des Barretines, les décisions des instances ne sont pas les bonnes : "En demi-finale, on avait 1 000 personnes à Aimé Giral, toutes regroupées dans la même tribune. Ce n’était pas l’idéal pour la distanciation." L’Usap, contrairement à Biarritz qui a attribué 100 places à des clubs de supporters, a préféré privilégié ses partenaires. "Une décision logique pour des entreprises qui aident le club financièrement", reconnaît Pastoret.

"Faire le plus de bruit possible pour qu’on nous entende dans le stade"

En dehors du soutien dans les tribunes, les supporters catalans se sont tout de même organisés pour se faire entendre, ce samedi, dans la capitale héraultaise. "On sera là, à l’arrivée des joueurs au stade, pour leur montrer tout notre soutien. Comme avant la demi-finale contre Oyonnax", explique le président des Barretines, club de supporters avec 300 adhérents. "On montera à quelques-uns de la Penya, pour regarder le match à la Brasserie du MHR", lance Alain Jimenez, qui sera en bonne compagnie puisque Les Barretines ont eux "réservé 50 places" dans cette même brasserie, où ils essaieront de "faire le plus de bruit possible, pour qu’on nous entende dans le stade", espère-t-il.

Outre les cinq écrans géants qui seront installés dans la capitale des Pyrénées-Orientales, les bars devraient aussi faire le plein en centre-ville, comme lors de la demi-finale face à Oyonnax, où la jauge des 1 000 personnes avait contraint Jean-Marc Pastoret à renoncer : "J’aurais pu assister au match, mais j’ai refusé en sachant que j’aurais laissé 250 membres de mon association derrière." Face à Biarritz, les fans catalans s’attendent à un gros combat face à une équipe "redoutable dans les rucks", note Alain Jimenez, qui estime que "ce sera du 50/50. On espérait affronter Vannes, pour ponctuer le duel intense que se sont livré les deux équipes en tête du classement tout au long de la saison". En cas de victoire de l’Usap, les supporters "ne dormiront pas beaucoup" puisque les Barretines ont aussi organisé un bus pour se rendre à Béziers le lendemain, pour la finale des Espoirs entre l’Usap et Toulouse. "Un doublé, ça serait l’apothéose", conclut Jean-Marc Pastoret, habitué des déplacements depuis 20 ans, en France et en Europe, pour montrer à l’Usap tout son soutien.

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Jules POQUET
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