Pau doit faire sa part

  • Pau, corrigé à La Rochelle la semaine dernière, veut croire que le travail va finalement payer. Photo IconSport
    Pau, corrigé à La Rochelle la semaine dernière, veut croire que le travail va finalement payer. Photo IconSport
Publié le , mis à jour

La Section n’a plus son avenir entre ses mains mais peut toujours espérer une fin heureuse, à condition de l’emporter (si possible avec le bonus offensif) contre Montpellier.

La Section est toujours en course. Il s’en est fallu d’un rien, d’un grattage sujet à discussion du pilier de Montpellier Enzo Forletta devant ses poteaux pour priver l’Aviron bayonnais de l’essai de la victoire et d’un maintien assuré. Énième rebondissement dans une saison où le verdict final sera donc rendu au soir de l’ultime journée dans ce mano a mano entre voisins du 64.

Les Palois ont néanmoins un retard de quatre points à combler pour partir en vacances dès ce samedi soir. Ils n’ont donc pas leur destin main, même s’ils savent qu’une égalité avec l’Aviron jouerait en leur faveur. "Nous avons une chance de plus même si nous ne maîtrisons pas notre destin car nous n’avons pas toutes les cartes en mais, reconnaît le manager Sébastien Piqueronies, La seule chose sur laquelle nous pouvons agir, c’est notre performance de samedi. On veut absolument dominer et vaincre. Toute notre énergie est centrée sur cet objectif. On verra à 22 h 45 quelle sera notre position si nous remplissons notre contrat, ce que j’espère." La Section doit l’emporter et si possible marquer le point de bonus offensif pour éviter d’avoir encore un peu plus de regrets à l’issue de la saison.

Ce point supplémentaire obligerait les Bayonnais à en marquer deux face au Stade français qui vient chercher sa qualification à Jean-Dauger. Le contexte général peut donc laisser penser qu’une happy end est possible au Hameau mais le nouveau boss de la Section se veut beaucoup plus mesuré : "Nous sommes au pied du mur. On se doit de gagner. Peut-être que de gagner une fois nous suffira. Mais il faudra peut-être encore gagner deux fois. Notre tableau de marche est d’envisager le match du 12 juin (date du match de barrage, N.D.L.R.), car nous savons que nous avons des points de retard donc il faudrait un concours de circonstances pour que l’on s’en sorte dès samedi, mais on sait aussi que c’est possible si nous parvenons à faire les choses dans l’ordre tout en bénéficiant d’un coup de pouce du destin."

Face à des Montpelliérains

libérés

Mais le premier adversaire de la Section ce samedi ne sera pas l’Aviron bayonnais mais bel et bien Montpellier. Une équipe qui n’a plus rien à attendre de cette dernière journée puisqu’elle vient de valider son maintien après avoir fêté son titre européen en Challenge Cup. Et les efforts consentis ces dernières semaines ont laissé des traces au sein de l’effectif héraultais.

Est-ce pour autant de bon augure pour les Palois ? "Je ne crois pas, prévient Sébastien Piqueronies, je vois une équipe en pleine euphorie après avoir connu des émotions difficiles, après avoir vécu une saison particulière avant de connaître une grande euphorie depuis quelques semaines, et qui me paraît libérée. Donc je m’attends à affronter un ogre. Le MHR a un effectif de très haut niveau. Je redoute d’affronter une équipe libérée. Je ne vois pas comment ça pourrait être autrement dans cette période d’euphorie. Cette équipe va jouer crânement sa chance en essayant de prendre un maximum de plaisir sur cette dernière rencontre et la qualité des joueurs doit nous conduire à faire preuve de la plus grande attention."

Malgré la défaite concédée à La Rochelle, la plus lourde de la saison, les Béarnais ont repris l’entraînement avec l’intime conviction que tout le travail fourni finira par payer. "C’est le money-time de nos phases finales avec l’excitation de la fin de saison. L’envie de se libérer est là au sein d’un groupe que je sens très déterminé, très concentré. Je vois aussi beaucoup d’enthousiasme que l’on essaie de canaliser pour le mettre au profit d’une énergie clinique."

Une façon de dire que les Palois ne devront pas avoir les guiboles en coton et les mains tremblantes, surtout dans les moments clés de ce dernier match de championnat, comme cela a certainement été le cas à La Rochelle. "Nous sommes déçus de notre prestation, de nos fragilités défensives mais aussi techniques dans des moments clés. On essaie de travailler d’arrache-pied pour être précis sous pression." Ce qui sera utile ce samedi, mais surtout en cas de match de barrage une semaine plus tard face au finaliste de Pro D2, si les planètes ne s’alignent pas comme espéré au soir de cette dernière journée.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Nicolas AUGOT
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?