4 clubs en course pour le Top 6

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Toulouse, La Rochelle, le Racing 92 et l’Union Bordeaux-Bègles sont déjà qualifiés. Lyon est hors course. Pourtant, ils sont encore quatre à se disputer les deux ultimes billets pour les phases finales : Clermont, Toulon, Paris et Castres. Voilà qui promet quatre-vingt dernières minutes de folie.

5e - Clermont (67 pts) : une saison sur un fil du rasoir

Voir Clermont en danger, à l’aube de cette 26e et dernière journée du Top 14 2021, tient paradoxalement de l’anomalie statistique. Jusqu’ici, en 25 matchs, les Auvergnats n’ont été qu’à deux reprises éjectés du wagon des six qualifiés. Et encore, à la septième place, jamais bien loin, lors des journées J12 et J13. C’était au cœur de l’hiver, après les défaites consécutives face à Montpellier (domicile), Touon (extérieur) et Racing (domicile).

Pour autant, les voir cravacher jusqu’au bout est finalement cohérent : jamais larguée, l’ASMCAn’a jamais maîtrisé son sujet non plus. Début mai, un rien lassé, l’ancien capitaine et toujours très influent Morgan Parra concédait que le club était « toujours en recherche d’un match référence. » Il était déjà tard, dans la saison. Cette référence n’arrivera jamais.

Les raisons à ce constat sont multiples. Un paquet d’avants souvent en difficultés et une défense guère plus rassurante, d’abord. L’incapacité à se montrer constant sur 80 minutes, ensuite, ce qui a coûté de nombreux points de bonus offensifs envolés après l’heure de jeu et qui leur auraient permis de se mettre à l’abri au classement. Un manque de profondeur dans l’effectif, enfin, qui ne leur a pas permis de faire suffisamment tourner pour garder de la fraîcheur au long de la saison, tout en maintenant un niveau de performance élevé. Voilà qui justifie cette situation : Clermont est en danger, samedi face à La Rochelle. Une défaite pourrait l’éjecter sur le fil du top 6 qualificatif. La victoire, pourtant, n’a rien d’évident.

6e - Toulon (66 pts) : le RCT à la fois lièvre et tortue

S’ils ont vécu plusieurs saisons en une, les Toulonnais ont surtout connu des dynamiques aux antipodes, alternant les séries de victoires, comme en octobre et quelques défaites catastrophiques. Dès lors, après avoir bien démarré la saison, les Varois semblaient des candidats crédibles aux demi-finales directes jusqu’à la fin du mois de janvier. En effet, troisièmes après avoir disposé du Racing en déplacement et du Stade français à Mayol fin janvier, nous pensions les Toulonnais capables de tenir tête à Toulouse et La Rochelle. Mais plombés par les absences (jusqu’à 25 au cœur de l’hiver), liées à des blessures et aux doublons, les Varois ont finalement perdu les pédales. Et s’ils ont joué des coudes avec tous les « gros » cette saison (hormis La Rochelle), ce sont bien la défaite à domicile contre Bayonne ou celles en déplacement du côté de Brive ou Lyon, qui ont enrayé la bonne dynamique toulonnaise. Capables du meilleur comme du pire ? Désormais à la bataille pour arracher le dernier ticket d’or, les Toulonnais ont malgré tout fait en sorte de garder leur destin entre les mains. Et s’ils ont parfois semblé courir vers la qualification, avant de freiner des quatre fers la semaine suivante, les Varois mènent toujours la danse. De bon augure ? Bernard Lemaitre nous confiait mi-avril : « C’est un peu présomptueux, arrogant, mais je n’ai pas peur de le dire : Toulon va se qualifier ». Les Rouge et Noir donneront-ils raison à leur président, en terminant par une excellente note une saison où ils auront trop souvent été à réaction ? Réponse au dernier épisode.

7e - Stade français (66 pts) : dans la course, Malgré les épreuves…

Qualifier la saison du Stade français d’acrobatique relève de l’euphémisme. Souvenez-vous. Avant même le début du championnat, le club est frappé par un cluster taille XXL.Conséquence : premier match face à l’UBB reporté. Et que ne dit-on pas alors? Les Stadistes sont suspectés de tricherie, la LNR diligente même une enquête… « Tout le monde nous a cassé du sucre sur le dos, souffle Segonds. Parfois, j’ai l’impression qu’on nous prend pour un club pourri, un petit club. Beaucoup de gens aimeraient voir le Stade français se casser la gueule. Mais franchement, ça nous a resserrés. » La première moitié de saison est «bonne », dixit Quesada. Paris pointe à la 4e place à la fin des matchs aller. Entre-temps, il y a l’épisode des tweets de Matera. L’exhumation de ces messages racistes plombe le vestiaire et les résultats. Paris dégringole au classement. L’affaire Fickou n’arrange rien.Le revers à domicile contre Clermont (27-34, le 27 mars) semble rédhibitoire. «Après cette défaite, c’était difficile de penser à la qualification, confirme Hamdaoui. Personnellement, je n’y croyais pas. Je me suis dit que la saison était pliée. Le premier match qu’on joue derrière, c’est contre Agen, puis il y a eu le Racing qui était un peu un test. Quand on gagne là-bas, on se dit : on peut le faire. Il nous reste trois ou quatre matchs, on peut tous les gagner. Finalement, c’est la position la plus simple. Si tu perds, ta saison est finie. Et si tu gagnes, tu continues de rêver. » Depuis, Paris est en plein songe éveillé.

8e - Castres (64 points) : maintenant, c’est tout bonus

Que peut-il arriver de pire à Castres ? S’incliner à domicile contre un Toulon ambitieux et finir huitième, voire neuvième… Sur le papier, cela relève presque du miracle quand on sait d’où revient cette équipe. Alors, si le rendez-vous face au RCT est décisif, ce n’est pas pour autant que le CO l’aborde avec une quelconque pression, comme l’entraîneur principal Pierre-Henry Broncan l’expliquait en début de semaine : « Quand on passe de la 13e place, le 22 décembre, à jouer un huitième de finale, je pense qu’il n’y a pas de pression. » Comment le contredire ? C’est la principale force de ses hommes, qui n’ont rien à perdre. Ils le savent mieux que personne, et c’est ce qui les porte depuis des mois. C’est ainsi que les Tarnais ont effectué leur remontée fantastique, jusqu’à s’inviter parmi les potentiels qualifiables. Une position que beaucoup d’entre eux connaissent. En 2018, ils étaient devenus champions de France en accrochant in extremis la sixième place de la phase régulière. Autant dire qu’ils aiment cette position d’outsider. Parce qu’ils sont conscients que, si près du but, les statuts ne valent plus rien. « Il n’y a pas trop de questions à se poser, sur la suite de la saison ou sur la gestion d’effectif à avoir lors d’un dernier match de phase régulière, illustre Broncan. […] On ne regarde plus les budgets, les classements ou les effectifs. Il va falloir être convaincu et convaincant sur le terrain. » S’ils y parviennent, les Castrais illumineraient une deuxième partie de saison de toute façon réussie. J.Fa.

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