Arlettaz : « Il n'y a rien de plus beau que de tenir ses promesses »

  • Patrick ARLETTAZ (Usap).
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Publié le , mis à jour

Que représente ce titre, à vos yeux ?

C’est beaucoup d'émotions. Les deux années qui se terminent ont été très difficiles même s’il y a eu beaucoup de victoires. Tout le monde était tourné sur ce match depuis deux ans. Il y avait beaucoup de pression. Vis-à-vis de nos supporters pour lesquels on est un peu le fer de lance des espoirs. Mais aussi par rapport à tous les efforts et sacrifices de ce groupe. Il n’a pas eu de vacances, il ne s’est pas emballé. Les gars étaient obnubilés par ce qu’ils ont fait. C’était énorme. Je leur ai dit avant le match que j’étais fier. Que je voulais qu’ils présentent leur visage à la France entière. Ils ont grandi et ils sont allés se le chercher. Ils sont allés tout prendre, c’est magnifique. Je suis immensément fier de ce groupe. C’est beau.

 

Vous avez dû apprécier la maîtrise de votre équipe ?

Je ne l’aurais jamais cru. La maîtrise, c’est chiant... Heureusement, que JB (Pujol) joue le renvoi vite et que Ben (Volavola) tente des contre-attaques. Ils se sentaient capables d’y arriver en jouant comme ça. C’était le moyen de tenir ses promesses. Dans la vie, il n’y a rien de plus beau que de tenir ses promesses.

Quitte à ne pas vous écouter quand vous demandez les trois points de la pénalité, en début de seconde période, avant l’essai du break ?

Ça, ça m’agace un peu (rire). Non, ce n’est pas vrai. Ce sont eux qui sont sur le terrain. Ils l’avaient magnifiquement fait en demi. Là, ils se sont encore dit : regarde Patrick, on va le faire entre nous. J’ai bien aimé.

 

Votre plan a bien fonctionné...

Biarritz avait deux grosses armes, parmi d’autres : les groupés et ses individualités capables de faire la différence. Nous avons su mettre sous pression leur leader et ne pas paniquer. Perry (Freshawater) s’est fait tabasser pendant trois mois mais a fait du beau boulot à l’arrivée ; Gérald (Bastide) aussi ; moi, c’était pas trop mal. Mais les joueurs ont été excellents.

 

Cette victoire vous offre la remontée en Top 14. Comment l’envisagez-vous ?

On s’en fout. On est tous au courant de la difficulté et du côté impitoyable du Top 14. On sait que l’on n’aura pas 25 millions de budget, on sait que ce sera dur. Nous avons encore l’espoir qu’avec du travail, de l’abnégation, du sang, des larmes, de la sueur, on peut y arriver. Mais il y a suffisamment de temps pour se poser les questions plus tard. Avant, on va profiter.

 

Quelle est la différence entre ce titre et celui de 2018 ?

Ça n’a rien à voir. Il y a trois ans, c’était l’adolescent à enthousiasme exacerbé ; là c’étaient des mecs qui savaient où ils voulaient aller, qui comptaient amener le navire comme il l’entendait. Même dans le jeu, ça n’a rien à voir.

 

À quel accueil vous attendez-vous à Perpignan, maintenant ?

S’il y a une chose qui est ancrée dans ce groupe, c’est qu’il est conscient des responsabilités qu’il a. Les trois années ont été longues pour tout monde. Mais on se relève, on n’abandonne jamais. Il n’y a pas plus belle récompense que ça. Les supporters peuvent être fiers de leur équipe. On va boire des bières et s’embrasser. Nous, on peut, on est dans la bulle. Avec la conviction d’avoir amené du bonheur aux gens.

 

Pouviez-vous vous attendre à de telles émotions lorsque vous êtes revenu au club, en septembre 2016 ?

Dix-huit fois, j’aurais signé. On était avant-dernier de Pro D2. Je ne m’attendais pas à ça. C’est merveilleux. Je remercie tout le monde. Ma maman qui m’a aidé d’en haut, ma famille…

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Les commentaires (1)
neotaist Il y a 5 mois Le 07/06/2021 à 10:54

« Il n'y a rien de plus beau que de tenir ses promesses »
je suis entièrement d'accord avec lui !