Ce n’était qu’un au revoir pour Claassen

  • Antonie Claassen, ici salué par ses coéquipiers, pensait vivre son dernier match à l’Arena contre Brive. Il faudra en disputer un autre vendredi en barrages...
    Antonie Claassen, ici salué par ses coéquipiers, pensait vivre son dernier match à l’Arena contre Brive. Il faudra en disputer un autre vendredi en barrages... Icon Sport - Icon Sport
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Tout avait été organisé pour que la dernière sortie d’Antonie Claassen à la Paris-La Défense-Arena soit belle. Las, le troisième ligne y reviendra vendredi pour un barrage…

Lorsqu’il a inscrit la dernière pénalité de la rencontre, Antonie Claassen ne pensait pas revoir la Paris-La Défense-Arena. À cet instant de la rencontre, le Racing 92 tenait son billet pour une qualification directe en demi-finale. Un clap de fin en forme d’apothéose pour celui qui porte les couleurs ciel et blanches depuis sept longues années. Las, c’était sans compter sur cette pénalité de la dernière chance de Jules Le Bail, offrant aux Rochelais un point de bonus défensif synonyme d’accès direct au dernier carré. Conséquence : le troisième ligne international, qui tirera sa révérence à l’issue de la phase finale, aura un dernier rendez-vous à domicile avec la possibilité d’être célébrés par ses supporters.

Au final, qu’importe. Le natif de Durban, qui a porté le maillot du XV de France à six reprises, a vécu une délicieuse soirée devant les yeux de ses enfants. Ironie du sort, il l’a vécue contre le club l’ayant révélé en France. Claassen et le CAB, c’est une vieille histoire. Cinq années entre 2007 et 2012 avec « des hauts et des bas » dixit l’intéressé. « C’est passé tellement vite, a-t-il ajouté. Je suis arrivé à Brive il y a quatorze ans avec mon sac à dos, totalement inconnu et sans argent. Ça me paraît tellement loin… Mais si j’ai eu cette carrière c’est en partie grâce à Brive. » Et quelle carrière. Champion de France avec Castres en 2013 puis en 2016 avec le Racing, il a aussi été finaliste de la Champions Cup en 2016 et 2020.

Un essai et une pénalité pour finir

Pour ce qu’il espérait être son dernier rendez-vous à domicile, Claassen, avait enfilé une chaussette du Racing, une autre du CAB. Un petit clin d’œil à son histoire. Une idée de son président actuel, a-t-il souligné. Surtout, il a été honoré par l’ensemble des acteurs de cette rencontre à l’issue de la partie. Le capitaine briviste Saïd Hirèche lui a offert un maillot du CAB. Même durant le match, il a été l’objet de belles attentions. S’il a inscrit le dernier des huit essais franciliens, il le doit uniquement à la générosité de Teddy Thomas. Ce dernier, déjà dans l’en-but, n’a pas hésité une seconde à lui offrir ce petit cadeau plutôt que de faire gonfler ses statistiques. « Le geste de Teddy montre à quel point nous sommes une équipe de copains. Teddy est un mec formidable avec un cœur énorme. Je n’ai pas les mots pour m’exprimer sur ce que j’ai ressenti. » Et quand est arrivée la dernière seconde de la rencontre, à l’instant de choisir de tenter la pénalité ou d’essayer d’inscrire un neuvième essai, des hurlements sont venus du banc de touche : « Les perches », a-t-on entendu crier par Laurent Travers et plusieurs joueurs sortis avant la fin. Vous aurez compris pourquoi…

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