L’ébouriffant tour de grand huit des Palois

  • Aminiasi Tuimaba, auteur d’un doublé contre Montpellier, a joué un rôle clé dans le maintien de la Section.
    Aminiasi Tuimaba, auteur d’un doublé contre Montpellier, a joué un rôle clé dans le maintien de la Section. Sud Ouest - Le Deodic David / SUDOUEST
Publié le , mis à jour

Ce dernier match a été à l’image de la saison des Palois : riche en émotions, fait de hauts et de bas, avec une fin de rencontre tout autant miraculeuse que magique.

La Section paloise a arraché son maintien, au terme d’un dernier match dingue. Un match qui s’est terminé à la 82e minute avec l’essai du bonus offensif inscrit par Matt Philip alors que la victoire était loin d’être acquise un quart d’heure auparavant. Il a aussi fallu attendre la fin de la rencontre entre Bayonne et Paris. Quelques minutes de suspense supplémentaire avant de plonger dans cette ivresse d’émotions que procure le sport. Un final haletant à l’image de la saison des Palois, avec des hauts mais aussi des bas, des essais magnifiques et des relâchements coupables.

L’affaire devait être pliée en vingt minutes face à Montpellier, grâce à une entame tonitruante. Il a fallu encore passer par toutes les émotions reconnaissait l’entraîneur Geoffrey Lanne-Petit : « Ces six derniers mois reflètent ce que l’on voulait être comme entraîneurs, ce que l’on a voulu partager avec nos joueurs. On ne voulait pas être une équipe lambda. Nous sommes des jeunes entraîneurs, avec peu d’expérience, mais on avait des émotions à partager. Ces six mois ont été des montagnes russes. Les gens se sont levés de leur siège, ils se sont arraché les cheveux, ils ont vibré et, au final, ça se termine bien. On peut être fiers de nous. Je pense que l’on peut faire mieux avec plus de maîtrise, mais il faut garder ces émotions. Le résultat n’est qu’une finalité mais ce qui compte ce sont les sentiments que les gens vivent quand ils viennent dans un stade. Dans dix ans les gens se souviendront de la physionomie du match pas seulement que Pau a battu Montpellier. Ils se rappelleront comment on a gagné et avec quels moyens. »

Son acolyte Thomas Domingo se souviendra aussi longtemps de cette première expérience comme entraîneur : « On a vécu six mois dans un grand huit : ça part dans tous les sens, on est tous secoués comme dans une machine à laver mais avec des émotions très fortes, que ce soit dans le bonheur ou les déceptions. On a réussi à trouver un équilibre aujourd’hui, tout du moins c’est ce que nous avons essayé d’amener aux joueurs cette semaine en valorisant au maximum ce qui fonctionne pour construire notre rugby. »

Rey : « Tout le monde s’est toujours remis en question  »

Ce n’était pourtant pas gagné pour le jeune capitaine Lucas Rey : « La semaine d’entraînement n’était pas bonne. Mais je m’en foutais complètement si nous répondions présents samedi à 21 heures. C’est ce qui s’est passé. On avait confiance en nous. Ça nous sourit même si nous ne sommes pas champions du monde. On s’est maintenu et c’est le strict minimum mais je pense qu’on le méritait sincèrement. C’est beau et c’est bien. Je suis fier du groupe, du staff, du club car tout le monde s’est toujours remis en question. » Il est vrai que cette Section aurait pu exploser, tant elle a dû avec des désillusions après des succès prometteurs. Elle est restée unie au-delà du temps réglementaire du vingt-sixième et dernier match de la saison, en gardant un cœur vert et blanc bien accroché dans cet hallucinant grand huit.

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