Nationale : Les Bressans à jamais les premiers

  • Bourg-en-Bresse restera dans l'histoire du rugby comme l'équipe qui a inscrit son nom pour la première fois sur le bouclier de Nationale.
    Bourg-en-Bresse restera dans l'histoire du rugby comme l'équipe qui a inscrit son nom pour la première fois sur le bouclier de Nationale. Jean-François Basset
Publié le , mis à jour

A jamais vainqueur du premier bouclier de nationale, l’US Bressane savoure ce titre acquis dans une ambiance ô combien savoureuse et qui ponctue une saison parfaite.

Mon Dieu que ces ambiances ont manqué, cette présence d’un millier de supporters qui faisaient le bruit de 10 000 (oui on exagère volontiers), les cheveux décolorés des Narbonnais et, pour certains, en violet, ces entretiens d’après-match sur la pelouse entrecoupés par des supporters philosophes et un peu chauds ou par la claque amicale du coéquipier boute-en-train, et surtout un bouclier soulevé avec passion. « Sans la covid, on aurait fait 15 000 personnes aujourd’hui mais c’est un bonheur incroyable. Avant le match, on s’est fait encourager par les Violets puis siffler par les Orange et j’étais presque content de me faire siffler », sourit le capitaine bressan Hugo Dupont.


Ce mélange des couleurs si atypiques des deux clubs dans les travées de Rajon, ce parfum de grillade et surtout ce match intense, à suspense et avec du beau jeu proposé : il y avait tout pour se régaler dans ce qui fut une finale plaisante et vite palpitante. Un essai rapide de Faleafa pour les Audois, une réponse de Jullien pour les Burgiens, puis ce duel de buteurs et cette réalisation décisive d’Anga’aelangi à l’heure de jeu. Au moment peut-être où les festivités des derniers jours piquaient de plus en plus dans les jambes de certains.

« Nous avons célébré la montée jusqu’au lundi. Mardi, nous nous sommes réunis pour débriefer la demi-finale. Mercredi, nous nous sommes reposés pour pouvoir être en forme et pouvoir s’entraîner jeudi et vendredi », confie le demi de mêlée Florent Campeggia, avant de relativiser : « Quand on joue une finale comme celle-là, il n’y a rien à inventer, juste à revoir quelques détails. L’envie y est et cela va tout seul après. » Peut-être aussi que les discussions du week-end précédent, allongé au milieu de la fontaine de la place de la Vizirette à Bourg-en-Bresse, ont également servi ? Quoi qu’il en soit, ce final en apothéose récompense la saison d’un groupe ambitieux.
 

Florent Campeggia : « au final, imotep, nous sommes champion »

L’US bressane ne fait pas que retrouver le Pro D2, elle va débarquer avec un statut mérité de champion. « Depuis le début de l’année, on n’a jamais parlé de titre, surtout de la montée. Une fois qu’elle fut acquise, nous avons un peu relâché mais on s’est dit que l’on n’avait plus que quatre-vingts minutes pour être champions. Alors, pourquoi ne pas les faire pour, au final, avoir quelque chose de grand qui nous reliera toute notre vie tous ensemble. Au final, Imotep, nous sommes champions », poursuit Florent Campeggia, déjà sacré en Fédérale 1 avec Rouen en 2019.

D’autant qu’en demi-finale, le staff avait pris la lourde décision de ne pas faire jouer certains, relancés justement pour cette finale avec énormément d’envie. « Nous avons un super groupe. C’était difficile de faire des choix la semaine dernière. Et c’était encore plus difficile cette semaine. Tous les joueurs qui sont rentrés ce week-end ont répondu présents. Ce n’était pas simple pour eux. En termes d’émotions, ils auraient pu manquer de maîtrise mais, au contraire, ils ont joué leur jeu et leur rugby. Franchement, c’est plutôt à leur honneur car ce n’était pas une situation très simple », reconnaît l’entraîneur Yoann Boulanger.


Alors, comme toujours, à la fin de match, les chants et l’étape du bouclier soulevé ont laissé place à de longs moments réunis sur la pelouse, à ces scènes de joueurs encore en tenue, chaussures à la main et en chaussettes dans le petit chemin derrière la tribune Est pour rejoindre la buvette. Avant une fête au club-house du stade Verchère le soir à Bourg-en-Bresse et une présentation dimanche matin du trophée aux supporters. L’heure est donc à essayer de savourer au mieux ce titre et cette montée, avant de se plonger vers cet autre défi en pouvant puiser sur la force du sacre de 2021.


Depuis la descente en 2019, Yoann Boulanger rappelle tout ce travail effectué « pour être plus fort » : « Je crois que cela se voit avec notre état d’esprit, notre engagement, par cette volonté et cette envie de partager (dans la joie de cette ultime victoire). C’est grâce à tout cela que l’USBPA arrivera à se maintenir en Pro D2. C’est le fait d’avoir un groupe très responsable, qui prend les choses en mains et qui s’engage totalement. Je crois que nous possédons un groupe qui est maintenant bien plus expérimenté, qui a bien plus de vécu collectif. On sent une plus grosse cohésion et c’est pour cela que nous sommes un peu plus confiants. »

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Julien Plazanet.
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