Les petites vexations de l’UBB

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L’UBB s’est inclinée malgré une profusion de munitions. Un petit bilan pas facile à assumer.

Toulouse en dessert de la saison régulière, c’était sans doute un trop gros morceau pour ce Bordeaux-là, à ce moment-là. Christophe Urios a livré son diagnostic sévère et sans concession. Mais sur le moment, on s’est dit que l’UBB n’avait pas non plus sombré, elle a été gavée de ballons, elle a eu l’espoir de gagner jusqu’à la 80e. Un essai aurait alors suffi. Il n’y avait que 16-10 en faveur des Toulousains. Et puis, l’UBB n’avait pas tenté ses premières pénalités, elle voulait enfoncer le clou à partir de touches proches des lignes. Il y avait une chance mathématique de finir dans les deux premiers. Dans un autre contexte, les Girondins auraient grappillé trois points par-ci et par-là.

Mais il est vrai que nous sommes ressortis de la rencontre avec une sensation : sur le plan offensif, Bordeaux-Bègles fut très décevant, à tel point que la première période fut marquée du sceau d’une vraie médiocrité. Pas la moindre action d’envergure des trois-quarts pour déstabiliser la défense adverse, c’est ce qui nous a le plus marqué. Sans oublier des en-avant, des choix discutables et une obsession du petit périmètre, en première période sur une situation de siège près des lignes.

Petti : « ce match était un test »

On s’est dit une fois de plus, que la présence de Matthieu Jalibert à l’ouverture est indispensable à cette équipe pour terrasser les grosses écuries. Le demi d’ouverture international n’est entré en jeu qu’à la 55e minute. Cela a correspondu aux assauts les plus dangereux des Bordelais, une série de déferlantes au moins spectaculaires mais qu’un œil aiguisé jugea brouillonnes et inadaptées. Un jeu dans le dos abusif et naïf, un coup de pied dans l’en-but pour lui-même de Jalibert, un choix contestable de Maxime Lucu, un en-avant entre Buros et Cordero. Guido Petti Pargadizabal le résuma ainsi : « Dans les zones de marque, nous n’avons pas été efficaces, c’est vrai. Mais pourtant, je crois que notre conquête a plutôt bien fonctionné (en touche, en mêlée) mais il nous reste des trucs à améliorer, les mauls par exemple. Pour nous, ce match était un test. On sait ce qu’il nous reste à faire. »
L’international argentin nous a semblé lucide. Quelque chose nous dit que les Bordelais auraient aimé faire plier les Toulousains dans l’épreuve de force, pas seulement en mêlée (une avancée offrit le seul essai de Seuteni). Dans l’épreuve de force en mouvement, les ballons portés, ce fut également un échec. Ce fut à notre avis la vraie vexation de cette soirée face à un pack toulousain annoncé affaibli.

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